Modifié le 07 avril 2015 à 09:04

La LAT retarde des projets ferroviaires prioritaires

VD: la loi sur l'aménagement du territoire retarde les projets d’améliorations de l’offre ferroviaire
VD: la loi sur l'aménagement du territoire retarde les projets d’améliorations de l’offre ferroviaire 19h30 / 3 min. / le 06 avril 2015
La loi sur l’aménagement du territoire perturbe le développement du réseau ferroviaire vaudois. La cadence au quart d'heure sur la ligne Lausanne–Echallens–Bercher vient d'en faire les frais et est retardée.

Après le blocage autour du hangar pour les nouvelles rames du Nyon–St-Cergue, la loi sur l'aménagement du territoire (LAT) provoque un nouveau problème.

Pourquoi? Parce que la LAT exige que tout classement de zone agricole en zone à bâtir soit compensé par une surface équivalente dans le même canton. Et cela aussi longtemps que le canton n’aura pas redimensionné sa zone à bâtir en révisant son plan directeur.

La LAT permet toutefois des exceptions pour "des zones affectées à des besoins publics dans lesquelles le canton planifie des infrastructures qui sont d'une très grande importance ".

Le scénario se répète

Les projets ferroviaires, comme la cadence au quart d’heure du Lausanne-Echallens-Bercher (LEB) figurent parmi les priorités cantonales.

Mais comme la plupart des projets touchent les meilleures terres agricoles, le scénario se répète. "Même dans le cas d’un projet d'importance cantonale, il faut démontrer qu'il n’y a pas d’alternative sensée à l’utilisation de ces surfaces", réagit Philippe Bovet de l’office fédéral du développement territorial.

Au canton, donc, d’étudier toutes les alternatives et de les soumettre à Berne avec force arguments. "Les exigences de Berne ne sont pas assouplies pour les projets ferroviaires. Les mêmes compensations sont demandées que pour n’importe quel autre projet. Ce sont des procédures compliquées qui prennent du temps", regrette Jacqueline de Quattro, Cheffe du département du territoire et de l’energie (VD).

Laurent Dufour/olhor

Publié le 06 avril 2015 à 21:20 - Modifié le 07 avril 2015 à 09:04

Les projets retardés

Lausanne-Echallens-Bercher : c’est le projet de cadence au quart d’heure entre Lausanne et Echallens qui est aujourd’hui remis en cause. Pour doubler la fréquence des trains, la compagnie doit construire un point de croisement supplémentaire au lieu-dit la Ripe, à la sortie de Cheseaux-sur-Lausanne. Cette nouvelle voie doit être construite sur un champ, une surface d’assolement. Aucune compensation n’a été trouvée à ce jour.

Travys (Yverdon – Sainte-Croix) : Le même scénario que pour le LEB : un point de croisement prévu à Vuiteboeuf nécessite de rendre constructibles 1500 m2 de surfaces d’assolement. Travys dit attendre une décision imminente du canton, qui pourrait débloquer la situation.

Nyon-St-Cergue : La compagnie Nyon-Saint-Cergue a déposé en février 2013 déjà un projet de nouveau hangar à Trélex, non loin du terrain du Paléo Festival, en pleine zone agricole. Ce hangar doit remplacer une infrastructure de 1916 vétuste. Le terrain prévu pour accueillir le nouveau hangar est situé en zone agricole, sur des surfaces d’assolement. Aucune compensation n’a été trouvée à proximité.