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La composition de la Commission d'enquête sur l'Hôpital de Rennaz fâche la droite

La composition de la Commission d'enquête sur l'Hôpital Riviera-Chablais de Rennaz fait des vagues, notamment à droite.  [Cyril Zingaro - Keystone]
La composition de la commission d'enquête parlementaire sur l'Hôpital Riviera-Chablais crée des tensions politiques / La Matinale / 1 min. / le 21 avril 2021
Acceptée de justesse par le Grand Conseil vaudois il y a trois semaines, la Commission d'enquête parlementaire sur l'Hôpital Riviera-Chablais fait déjà des vagues. C'est sa composition qui fâche, notamment à droite. En cause: des critères jugés trop stricts, écartant 26 députés, dont 10 PLR.

Lors des longs débats sur la création ou non de cette Commission d'enquête parlementaire (CEP) pour faire toute la lumière sur les difficultés financières de l'Hôpital Riviera-Chablais (HRC), les députés n'avaient fixé ni le nombre d'élus qui mèneront les investigations ni les critères pour en faire partie. C'est en fait le Bureau du Grand Conseil qui a pris ces décisions.

>> Lire aussi: Une commission d'enquête parlementaire sur l'hôpital de Rennaz

Critères précis et stricts

Et elles semblent ne pas faire l'unanimité, surtout à droite. La CEP comprendra 17 sièges et les critères définis pour en faire partie sont précis et stricts: un parlementaire ne doit pas avoir été président de la Commission des finances ou de la Commission de gestion ni sous-commissaire en charge du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) depuis 2011.

Autre obstacle: ne pas être ou avoir été membre de la Commission interparlementaire de contrôle de l'HRC ni avoir siégé à la Commission thématique de la santé publique entre 2007 et 2017. Les actuels membres du Bureau du Grand Conseil n'ont, eux aussi, pas accès à la CEP.

"Fuite" surprenante

Selon 24 heures, qui a rapporté mardi ces décisions et les protestations qui ont suivi, ces critères créent de facto une liste noire de députés exclus de la Commission d'enquête: 26 députés, dont 10 PLR, soit un cinquième du groupe libéral-radical.

Cette "fuite" dans le journal vaudois a fait l'objet d'une déclaration du vice-président du groupe PLR lors de la séance du Grand Conseil de mardi. Jean-Daniel Carrard s'est dit "surpris que des courriels privés de travail" soient arrivés en main de journalistes. Il a aussi dit que son parti ne comprenait pas pourquoi plusieurs de ses représentants soient ainsi exclus de la CEP.

Une séance du Bureau du Grand Conseil avec les chefs des groupes politiques est prévue mardi prochain. Il s'agira d'expliquer les décisions sur les critères et de fixer également la composition de la CEP.

ats/fgn

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