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Lausanne tire un premier bilan de son projet de lutte contre le harcèlement de rue

Le harcèlement de rue. [RTS]
Lausanne tire un premier bilan de son projet de lutte contre le harcèlement de rue / Le Journal horaire / 1 min. / le 18 décembre 2020
Lausanne poursuit sa lutte contre le harcèlement de rue. Un an après la mise en place de son projet pilote, une plateforme en ligne pour dénoncer les cas, la ville tire un premier bilan. Résultat: 394 cas de harcèlement ont été reportés.

Une première enquête réalisée en 2016 avait déjà tenté de quantifier les cas de harcèlement dans les rues de la capitale vaudoise. Elle avait ainsi révélé que près de sept jeunes Lausannoises sur dix étaient concernées. Un chiffre bien au-delà des 400 cas reportés cette année sur la plateforme mise en place par la ville.

>> Lire aussi: Lausanne lance une prestation en ligne pour signaler le harcèlement de rue

Mais comme le sous-entend Pierre-Antoine Hildebrand (PLR), municipal en charge de la sécurité et de l'économie, les chiffres importent peu. Ce qui compte, c'est surtout les informations que cette plateforme permet de compiler, au sujet par exemple des lieux où a lieu le harcèlement, ou sur les profils des harceleurs.

Education et prévention

"Les données sur les heures et les lieux nous permettront de mieux déployer les dispositifs, que ce soit au niveau de l'éducation ou de la prévention, pour que ce type de phénomène soit socialement condamné et diminue", développe le municipal.

Encore faut-il que les victimes osent franchir le pas de la dénonciation. Pour Léonore Porchet, conseillère nationale écologiste à l'origine de la démarche, il est primordial que chaque cas soit rapporté. Pour ce faire, il faut encourager les gens à signaler le harcèlement à chaque fois. "Mais pour cela, il faut que les gens se sentent légitimés pour dénoncer ces cas. Cela demande une forte communication. Et c'est là que le bât blesse!"

A noter qu'une campagne de sensibilisation dans les bars et les boîtes de nuit lausannoises était prévue avant qu'elle ne soit reportée pour cause de pandémie.

Malika Scialom/fgn

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