Modifié le 21 mai 2020 à 18:33

L'île aux oiseaux de Préverenges (VD), un sanctuaire pour migrateurs

L'île aux oiseaux, un refuge unique à Préverenges.
L'île aux oiseaux, un refuge unique à Préverenges. 12h45 / 2 min. / le 21 mai 2020
L'île aux oiseaux de Préverenges (VD) accueille chaque année quelque 260 espèces de volatiles, principalement migrateurs, qui font escale sur cette plateforme artificielle. Une cabane pédagogique devrait voir le jour pour informer sur le rôle de ce sanctuaire.

Près de Préverenges (VD), entre Lausanne et Morges, l'île aux oiseaux est un lieu unique en son genre. D'innombrables oiseaux viennent s'y réfugier, le temps d'une escale lors de leur migration ou même pour nidifier, loin du rivage et de ses prédateurs.

A quelques mètres du rivage se tiennent des centaines d’oiseaux migrateurs venus d’Afrique. Certains ont déjà parcouru plus de 5000 kilomètres et se dirigent vers la toundra arctique pour y passer l’été. C’est ici, sur cette île artificielle de 200 mètres carrés, qu'ils reprennent des forces.

Plateforme sur pilotis

A l'origine du projet, un passionné. Lionel Maumary est biologiste et ornithologue, et c'est lui qui a eu l’idée de ce refuge sur le lac Léman, qui a été créé en 2001.

Ce lieu de vie et de survie est nécessaire pour plus de 260 espèces, à l'instar des sternes pierregarin, des petits oiseaux migrateurs de plus en plus rares en Suisse. Il a fallu construire une plateforme sur pilotis pour leur permettre de se reproduire en toute sécurité.

Danger de l'activité humaine

L'île aux oiseaux est une réserve unique où les volatiles sont à l’abri de leurs prédateurs naturels. Mais à quelques mètres des plages, le danger vient plutôt de l'activité humaine. En plein été, certains baigneurs n'hésitent pas à s'approcher de la plateforme.

Pour sensibiliser le public à la sauvegarde des oiseaux et encourager leur observation, les ornithologues devraient construire d’ici quelques mois une cabane pédagogique.

Jessica Renaud/kkub

Publié le 21 mai 2020 à 14:57 - Modifié le 21 mai 2020 à 18:33