Publié

Pas de normalisation prévue avant 2021 pour le Lausanne-Echallens-Bercher

Les usagers du LEB attendent avec impatience la mise en service du futur tunnel lausannois. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Pas de normalisation prévue avant 2021 pour le Lausanne-Echallens-Bercher / Le Journal horaire / 28 sec. / le 4 mai 2020
La situation ne reviendra pas à la normale avant 2021 pour le Lausanne-Echallens-Bercher, estime lundi une commission du Grand Conseil vaudois. La ligne de chemin de fer a connu des problèmes à répétition en 2019.

La Commission de gestion du Grand Conseil (Coges) a publié lundi un rapport de 154 pages qui passe en revue le fonctionnement de l'Etat durant l'année dernière. Son travail a débouché sur 24 observations, dans les domaines les plus divers.

La Coges est notamment revenue sur la difficile année 2019 du Lausanne-Echallens-Bercher (LEB), qui a abouti au report de la cadence au quart d'heure entre Cheseaux et Echallens. Ces "évènements problématiques", écrit-elle, ont provoqué des perturbations sur la ligne ainsi que le mécontentement des utilisateurs, souligne le rapport. Et cette situation risque de perdurer au moins jusqu'à l'ouverture du tunnel entre Prilly et Lausanne en 2021.

Un des problèmes identifiés est le manque de chefs de circulation - qui règlent le trafic de la ligne - et de conducteurs de trains. La formation de ce personnel est "primordiale", souligne la Coges.

"Insalubrité" à l'EVAM de Crissier

Le rapport pointe également l'état des locaux du centre de requérants d'asile (EVAM) de Crissier, qui sont "vétustes et à la limite de l'insalubrité". En de nombreux endroits, des bâches en plastique ont été posées au sol à cause de fuites d'eau, a constaté la commission lors d'une visite.

Le propriétaire du bâtiment aurait été avisé, sans succès. La commission souhaite être renseignée sur l'avancée des travaux. Une quinzaine de personnes - assistants sociaux, enseignants, employés administratifs et de sécurité - travaillent dans ce centre.

Manque de places pour mineurs

Dans un autre domaine, la Coges remarque que des mesures s'imposent pour faire face à l'augmentation des cas de mineurs présentant des troubles du comportement complexes. Il manque de places pour accueillir ces jeunes, tout particulièrement après 16 ans.

Sept jeunes n'ont pas pu être placés en 2019 et 22 cas seraient annoncés pour 2020. La Coges veut savoir quelles mesures le Conseil d'Etat entend prendre pour répondre à cette évolution.

La commission reste aussi attentive à la situation dans le domaine pénitentiaire. Des feuilles de route doivent être fournies pour clarifier l'action de l'Etat et permettre un suivi, ajoute-t-elle.

ats/oang

Publié