Modifié mardi à 19:53

Soutien mesuré de l'UDC Vaud à Yves Ravenel après sa démission

Le president de l'UDC Vaud Kevin Grangier (g.) et Philippe Jobin (d.), deputé UDC au Grand Conseil vaudois, lors d'une conference de presse.
Réaction de l’UDC à la démission d’Yves Ravenel du Grand Conseil vaudois Le 12h30 / 1 min. / mardi à 12:30
L'UDC vaudoise a apporté mardi un soutien mesuré à son élu Yves Ravenel, qui a démissionné du Grand Conseil. Un départ paraissait inéluctable pour préserver le bon fonctionnement du Parlement. Certains réfléchissent à des garde-fous pour éviter pareille situation à l'avenir.

"L'UDC se tient au côté d'Yves Ravenel qui a eu le souci de préserver les institutions et qui, dans la suite logique de ses convictions, a décidé de démissionner", a expliqué mardi devant la presse le président de l'UDC Vaud, Kevin Grangier.

>> Lire : Yves Ravenel démissionne avec effet immédiat du Grand Conseil vaudois

"Notre rôle n'est pas de le condamner, de l'accabler, ni de se substituer à la justice qui l'a condamné. Nous reconnaissons ce verdict, que nous ne minimisons, ni ne dramatisons", a-t-il ajouté.

>> Voir aussi les précisions du 12h45:

Après la démission d'Yves Ravenel, le parlement vaudois salue cette décision.
12h45 - Publié mardi à 12:45

Condamnation cachée à son parti

Pour rappel, empêtré dans un divorce, Yves Ravenel a été condamné en août dernier pour menaces et tentatives de menaces qualifiées sur sa future ex-femme. Il a écopé de 60 jours-amende à 80 francs avec sursis pendant deux ans, ainsi que d'une amende de 960 francs.

Les instances de son parti n'étaient pas au courant de ce verdict. Révélé dans les médias le 6 janvier, la nouvelle avait fait l'effet d'une bombe au Grand Conseil, la gauche - PS, Verts et gauche radicale - réclamant une démission. Yves Ravenel s'était donné une semaine de réflexion, avant d'annoncer sa décision.

Mise en place de mesures

Le groupe UDC au Grand Conseil a discuté mardi matin de la situation. Il s'est montré "affecté et triste pour Yves" Ravenel, a relevé le chef de groupe UDC Philippe Jobin. "Il a siégé à côté de moi. C'est quelqu'un que j'apprécie. Il a toujours montré une grande loyauté et droiture dans son travail parlementaire".

Philippe Jobin a également précisé à la RTS que son parti devrait mettre en place des mesures pour qu'une telle situation ne se reproduise pas: "On va devoir travailler sur une stratégie pour pouvoir nous assurer que des problématiques de ce type-là ne reviennent pas de manière récurrente."

asch avec ats

Publié mardi à 13:15 - Modifié mardi à 19:53

Le PLR veut proposer des garde-fous

Le PLR, de son côté, souhaite "ouvrir le débat". Il veut proposer des garde-fous pour améliorer la transparence et empêcher qu'une telle crise ne se reproduise. "Les exigences ne sont pas les mêmes qu'il y a 10 ou 20 ans. La société évolue, il faut en prendre acte", a expliqué à Keystone-ATS Marc-Olivier Buffat, président du PLR vaudois.

Le parti prépare un texte, probablement un postulat, pour étudier les solutions possibles. "Ce pourrait être la création d'une commission d'éthique, un renforcement des compétences du bureau du Grand Conseil, ou encore une déclaration sur l'honneur pour des charges comme la présidence du Parlement et des commissions de surveillance (finances, gestion et Tribunal cantonal)", imagine Marc-Olivier Buffat.