Modifié le 13 janvier 2020 à 20:48

Yves Ravenel démissionne avec effet immédiat du Grand Conseil vaudois

Le premier citoyen vaudois démissionne. Yves Ravenel avait été condamné pour menaces envers son épouse.
Le premier citoyen vaudois démissionne. Yves Ravenel avait été condamné pour menaces envers son épouse. 19h30 / 2 min. / le 13 janvier 2020
C'est avec un communiqué envoyé par l'UDC Vaud aux rédactions romandes qu'Yves Ravenel, député et président du Grand Conseil vaudois, a annoncé sa démission "avec effet immédiat" après avoir été condamné pour menaces sur son épouse.

Yves Ravenel va quitter sans délai sa fonction de député au Grand Conseil vaudois. L'élu UDC était au cœur de la tourmente depuis début janvier, suite à la révélation de sa condamnation.

>> Lire: Le président du Grand Conseil vaudois condamné pour menaces qualifiées

Le désormais ex-premier citoyen vaudois écrit notamment: "Au regard de la déferlante médiatique sur ma vie privée et en tenant compte des conseils avisés de mes proches, il apparaît que la confiance et la sérénité requises pour représenter les Vaudoises et les Vaudois ne sont plus rassemblées. Tout au long de ma carrière politique, j'ai eu à cœur de défendre, de valoriser et de représenter les institutions de notre canton. J'ai la conviction de les avoir servies avec loyauté et diligence. J'ai été honoré d'avoir pu être au service des Vaudoises et des Vaudois et je les remercie de la confiance qu'ils m'ont témoignée."

Le parti répondra à la place d'Yves Ravenel

En conclusion, le syndic de Trélex ajoute: "Le Bureau du Grand Conseil ainsi que la direction de mon parti politique ont été informés de ma décision et se tiendront, dès le mardi 14 janvier 2020, à la disposition des médias pour répondre aux sollicitations des journalistes".

L'UDC du canton de Vaud convoque la presse mardi matin. Kevin Grangier, président de la section vaudoise, ainsi que Philippe Jobin, député, président du groupe UDC au Grand Conseil, répondront aux questions des journalistes.

La démission d'Yves Ravenel avait été exigée par les socialistes, les Verts et la gauche radicale, dès que l'affaire était sortie au début de la semaine passée. Les autres groupes parlementaires étaient restés réservés. Seule l'UDC avait défendu son poulain.

Intérim jusqu'en juin

Dans un autre communiqué, le bureau du Grand Conseil vaudois dit "saluer sa décision de faire primer l’intérêt des institutions, permettant ainsi au Grand Conseil de continuer à fonctionner sans crise majeure".

Et de préciser que conformément à la loi sur le Grand Conseil, c'est la première vice-présidente, Sonya Butera, qui exercera la charge présidentielle ad intérim jusqu’au terme de l’année parlementaire, soit jusqu’au 30 juin 2020.

Stéphanie Jaquet et l'ats

Publié le 13 janvier 2020 à 19:24 - Modifié le 13 janvier 2020 à 20:48

La condamnation en question

Le président du Grand Conseil vaudois était sous le feu des médias depuis la révélation de sa condamnation pour menaces qualifiées et tentative de menaces qualifiées sur son épouse. Une condamnation à laquelle il avait d'abord fait opposition, avant de l'accepter.

Yves Ravenel assure n'avoir jamais été violent envers sa femme, avec qui il est en procédure de divorce depuis plusieurs années. Il reconnaît avoir cassé des ampoules devant la maison de sa future ex-épouse avec un balai. Il réfute en revanche avoir jeté ce balai en direction de sa femme.

Il nie aussi un second épisode, qui l'aurait vu prononcer une menace de mort.