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Les transports publics, une épreuve pour les athlètes des JOJ

L'organisation des Jeux olympiques de la jeunesse pousse les athlètes à voyager en train plutôt qu'en voiture. Un pari compliqué [RTS]
L'organisation des Jeux olympiques de la jeunesse pousse les athlètes à voyager en train plutôt qu'en voiture. Un pari compliqué / 12h45 / 1 min. / le 11 janvier 2020
Voulus durables et plus écolos, notamment en incitant les athlètes à voyager en train, les Jeux olympique de la jeunesse (JOJ) sont rattrapés par la réalité de la compétition. Des athlètes gagnent les sites de la compétition en minibus.

Sur le site des Diablerets, où se déroulent les épreuves de ski alpin jusqu'à mercredi, des athlètes et leurs encadrants admettaient vendredi dernier effectuer leurs déplacements de Lausanne jusqu'en station en minibus, essentiellement pour gagner du temps. Et donc de l'énergie pour les épreuves à venir… L'équipe de la RTS présente dans la station en a même vu certains utiliser des 4X4 de location.

Dans un entretien avec la RTS, un cadre de Swiss-Ski concède que la fédération s'est résolue à opter pour la route plutôt que pour le rail, du moins pour ses athlètes participant aux épreuves matinales.  "En train, le voyage nous prend quatre heures, aller et retour. En minibus, deux heures. Sur une journée au cours de laquelle nos skieurs doivent dormir au minimum 8 ou 9 heures, cela fait évidemment une grande différence", explique Romain Leuenberger, entraîneur de l'équipe de Suisse de ski.

Des statistiques "très positives" attendues

Autre nation phare du ski alpin, la France en fait de même, selon l'un de ses jeunes représentants, le skieur Auguste Aulnette: "Le premier jour, pour les entraînements, on a essayé de prendre le train. On a eu pas mal de problèmes. On s'est même trompé de train. Donc ce matin on a pris le minibus. C'est beaucoup plus rapide."

Selon Greg Curchod, le responsable communication des JOJ Lausanne 2020, environ 75% des athlètes et de leurs accompagnants choisissent les transports publics pour se rendre sur les sites de compétition. Ces estimations sont basées sur des comptages effectués par les bénévoles des JOJ qui les accompagnent. Des exception sont possibles avec le ski alpin, admet-il, car ces épreuves nécessitent une longue préparation avec notamment la reconnaissance des pistes. Mais les autres disciplines ne sont pas concernées, ajoute-t-il.

Les enjeux sont très importants pour le comité d'organisation. Dans une interview au 19h30 de la RTS jeudi soir 9 janvier 2020, la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga saluait le modèle et l'exemple de l'organisation lausannoise, notamment en raison des déplacements peu polluants des athlètes participant à ces JOJ 2020.

>> Voir aussi toute l'actualité des JOJ: Suivez toute l'actualité des Jeux olympiques de la jeunesse qui se dérouleront du 9 au 22 janvier

Claude-Olivier Volluz/ebz

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