Modifié le 12 septembre 2019 à 19:01
Logements murés et laissés vides à Lausanne, une pratique "scandaleuse"
L'Association pour le Logement des jeunes en formation (ALJF), le collectif Jean Dutoit, Ensemble à Gauche, la Jeunesse socialiste vaudoise, la section lausannoise du POP, le sleep-in et le syndicat SUD ont déploré jeudi des décisions "absurdes, digne d'une politique de terre brûlée". Ils estiment qu'il aurait été possible de permettre, sans aucun frais, l'habitation légale de ces maisons jusqu'au début effectif des travaux grâce à des contrats de confiance.
Les bâtiments laissés vides et à l'abandon se situent près de l'Université de Lausanne et à proximité de la gare. La coalition "exige" que le canton de Vaud s'engage à l'avenir à mettre à disposition les prochains logements qui pourraient rester temporairement vides.
CFF ouverts à la discussion
Elle demande aux CFF de mettre à disposition la maison murée au chemin des Epinettes 12, près de la gare de Lausanne, ainsi que les différents appartements qu'ils comptent garder vides à la rue du Simplon, en attendant le début effectif des travaux. Elle rappelle que la crise du logement est plus aiguë que jamais et que de nombreuses personnes à revenus modestes peinent à trouver un toit dans l'arc lémanique.
"Nous ne sommes pas contre le principe de permettre une occupation de ces bâtiments avant leur destruction", a expliqué Jean-Philippe Schmidt, porte-parole des CFF. "Mais nous devions attendre d'avoir un planning des travaux plus précis. Nous sommes en train de le finaliser et allons les recevoir cet automne pour examiner ensemble les différentes possibilités", a-t-il ajouté.
ats/jfe
Publié le 12 septembre 2019 à 18:14 - Modifié le 12 septembre 2019 à 19:01