Modifié le 11 juillet 2019 à 17:50

Non-lieu dans l'affaire des malversations supposées à Beaulieu, à Lausanne

Le Ministère public vaudois classe l'affaire du palais de Beaulieu. Les précisions de Claude-Olivier Volluz
Le Ministère public vaudois classe l'affaire du palais de Beaulieu. Les précisions de Claude-Olivier Volluz 12h45 / 1 min. / le 11 juillet 2019
Après 16 mois d'enquête, le procureur vaudois prononce un non-lieu sur le dossier de la Fondation de Beaulieu à Lausanne, dont le secrétaire général était accusé de malversations. Le conseil de la Fondation annonce un recours, estimant l'enquête "incomplète".

Le Conseil de Fondation a confirmé jeudi les informations données par 24 heures. Le procureur prononce un non-lieu dans cette affaire remontant à décembre 2017. Lors d'une conférence de presse menée par la présidente du Conseil d'Etat Nuria Gorrite, accompagnée notamment de son collègue Philippe Leuba et du syndic de Lausanne Grégoire Junod, des faits graves avaient alors été mentionnés contre le secrétaire général de la fondation Marc Porchet.

Les soupçons étaient nombreux: surfacturation, dissimulation de la situation réelle, "micmac" dans les comptes ou, entre autres, mandats attribués à des membres de sa famille sans appels d'offres ou pièces justificatives.

Mais selon 24 heures, le texte du Ministère public laisse penser que l'ex-patron des lieux, Marc Porchet, a servi de "bouc émissaire" dans cette affaire et l'ordonnance accable le Conseil de Fondation.

Rien de pénal

"A ce stade, le procureur en charge de l'enquête conclut à l'absence de qualification pénale des actes incriminés. Il a de ce fait rendu une ordonnance de classement", reconnaît aujourd'hui le Conseil de Fondation.

Malgré 18 mois d'enquête et une ordonnance de 80 pages, le conseil considère toutefois que l'enquête est "incomplète, qu'elle a été bouclée excessivement rapidement". Des soupçons auraient également été "laissés de côté".

Recours déposé

Face à ces carences, aux yeux de la fondation, un recours a été déposé. Il faut "mener l'instruction judiciaire à son terme" afin de parvenir à "une détermination en toute connaissance de cause", écrit-elle.

Fin décembre 2017, l'ex-secrétaire général avait rejeté toutes les accusations portées contre lui. Il s'était déclaré "choqué et blessé par le lynchage public dont il faisait l'objet".

>> Lire: Le secrétaire général de la Fondation de Beaulieu rejette les accusations

Pour mémoire, depuis cette crise, une nouvelle orientation a été donnée au site de Beaulieu. La fondation a été dissoute. Lausanne a mis sur pied une société anonyme et le canton de Vaud s'est retiré de l'affaire. Place notamment au Tribunal arbitral du sport et à l'école La Source dans ce lieu qui aura connu de nombreuses vicissitudes.

cab avec ats

Publié le 11 juillet 2019 à 13:57 - Modifié le 11 juillet 2019 à 17:50