Election complémentaire vaudoise
Publié le 14 mars 2019 à 10:48 - Modifié le 14 mars 2019 à 21:17
Huit questions aux candidats à la succession de Pierre-Yves Maillard
Cinq candidats sont en lice pour le premier tour de l'élection complémentaire au Conseil d'Etat vaudois, qui aura lieu le 17 mars prochain: Rebecca Ruiz (PS, candidature soutenue par les Verts), Pascal Dessauges (UDC soutenu par le PLR), Axel Marion (PDC) et les deux représentants de la gauche radicale Anaïs Timofte (POP) et Jean-Michel Dolivo (Ensemble à Gauche). Ils briguent le siège laissé vacant par le socialiste Pierre-Yves Maillard.
La RTS leur a posé huit questions en lien avec divers thèmes:
- - "Que changeriez-vous en premier lieu si vous aviez une baguette magique?"
- - "Comment lutter, selon vous, contre la hausse des coûts de la santé?"
- - "Êtes-vous favorable à une réforme de la gouvernance du CHUV?"
- - "Faut-il, selon vous, toucher aux prestations sociales?"
- - "Faut-il, selon vous, toucher aux impôts?"
- - "Que peut faire le canton face à l'urgence climatique?"
- - "Êtes-vous favorable à la transparence du financement de la vie politique?"
- - "Êtes-vous favorable à un congé paternité?"
Pauline Turuban
Événements clés
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Le bilan de Pierre-Yves Maillard
Bilan de la politique de Pierre-Yves Maillard après 14 ans au Conseil d'État vaudois
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Les principaux enjeux
Présentation des candidats et des enjeux dans le 19h30
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Rebecca Ruiz (PS)
La "continuité" pour les Vaudois
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Pascal Dessauges (UDC)
"Ramener une majorité de centre-droit au Conseil d'Etat"
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La question sociale
Rebecca Ruiz et Pascal Dessauges s'opposent sur la question du social
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Jean-Michel Dolivo (Ensemble à Gauche)
Une "gauche véritablement de gauche"
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Anaïs Timofte (POP)
"Représenter les intérêts des classes populaires"
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Axel Marion (PDC)
Pour un "équilibre centriste" au Conseil d'Etat
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Portraits des trois "outsiders"
Portraits de Jean-Michel Dolivo, Anaïs Timofte et Axel Marion dans le 19h30
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Le débat
Revoir le débat du 18 février avec les cinq candidats
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La fin de campagne
Une fin tendue malgré un lancement paisible
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Le bilan de Pierre-Yves Maillard
Bilan de la politique de Pierre-Yves Maillard après 14 ans au Conseil d'État vaudois
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Les principaux enjeux
Présentation des candidats et des enjeux dans le 19h30
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Rebecca Ruiz (PS)
La "continuité" pour les Vaudois
La socialiste de 37 ans Rebecca Ruiz fait pour beaucoup figure de favorite. D'une part parce que le PS, allié aux Verts, est majoritaire au gouvernement et qu'il faut repourvoir un siège socialiste.
D'autre part parce qu'elle a à son actif 15 ans de vie politique (conseillère communale, puis présidente de section, députée et conseillère nationale depuis 2014).
Pourquoi cette candidature au Conseil d'Etat?
"Parce que j'ai envie de défendre le pouvoir d'achat des classes modestes (...) et de garantir leur qualité de vie", répond-elle. Rebecca Ruiz ajoute que voter pour elle, c'est opter pour la "continuité par rapport à ce que connaissent les Vaudoises et les Vaudois depuis dix ans".
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Pascal Dessauges (UDC)
"Ramener une majorité de centre-droit au Conseil d'Etat"
L'UDC Pascal Dessauges, 54 ans, bénéficie de l'appui du PLR. Il est considéré comme le principal adversaire de Rebecca Ruiz. Le préfet du Gros-de-Vaud, ex-agriculteur, vante ses "compétences décisionnelles" acquises au cours de ses diverses "activités professionnelles, politiques, militaires et associatives".
Pourquoi cette candidature au Conseil d'Etat?
Pascal Dessauges dit vouloir "ramener une majorité de centre-droit au Conseil d'Etat" et "permettre au parti UDC, qui compte 25 députés, d'être représenté au sein de l'exécutif cantonal".
>> Voir aussi le sujet du 19h30 sur les chances de la droite vaudoise:
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La question sociale
Rebecca Ruiz et Pascal Dessauges s'opposent sur la question du social
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Jean-Michel Dolivo (Ensemble à Gauche)
Une "gauche véritablement de gauche"
La gauche de la gauche part divisée. Député au Grand Conseil et avocat, engagé au sein des syndicats Unia et SSP, Jean-Michel Dolivo, 67 ans, se présente sous la bannière Ensemble à Gauche.
Pourquoi cette candidature au Conseil d'Etat?
Engagé notamment dans la défense des droits des étrangers, Jean-Michel Dolivo veut présenter "une gauche insoumise, véritablement de gauche, qui sera un point d'appui pour les (...) mobilisations (...) sur les questions sociales, féministes ou climatiques".
"C'est une candidature de lutte", souligne-t-il. "Il s'agit de proposer une alternative écologiste, féministe, antiraciste et solidaire."
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Anaïs Timofte (POP)
"Représenter les intérêts des classes populaires"
Le POP fait cavalier seul et joue une carte jeune et féminine avec Anaïs Timofte, 27 ans, jeune diplômée en sciences politiques. Mère d'un enfant de six ans, la jeune femme a travaillé dans la manutention et la vente pendant plusieurs années avant de reprendre les études.
"Mon parcours n'est pas celui d'une politicienne professionnelle depuis des années" admet-elle, en soulignant son "engagement en faveur (...) de tous ceux qui, comme [elle], souffrent d'un manque de pouvoir d'achat au quotidien".
Pourquoi cette candidature au Conseil d'Etat?
Pour Anaïs Timofte, les intérêts des classes populaires "ne sont absolument pas représentés". Elle veut en finir avec "la politique qu'on a vue depuis des années", portée par des profils qui "n'ont rien à voir avec le quotidien des gens".
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Axel Marion (PDC)
Pour un "équilibre centriste" au Conseil d'Etat
Le député et conseiller communal lausannois PDC Axel Marion, 40 ans, veut apporter un "équilibre centriste au Conseil d'Etat".
Ce père de famille, actif dans le domaine des hautes écoles à Berne, vante son expérience politique de plusieurs années "tout en étant encore relativement jeune, avec l'énergie que cela représente".
Pourquoi cette candidature au Conseil d'Etat?
Pour Axel Marion, "le centre amène des idées originales pour la défense du pouvoir d'achat des ménages et des PME" et "pour des réformes dans le domaine de la santé".
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Portraits des trois "outsiders"
Portraits de Jean-Michel Dolivo, Anaïs Timofte et Axel Marion dans le 19h30
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Le débat
Revoir le débat du 18 février avec les cinq candidats
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La fin de campagne
Une fin tendue malgré un lancement paisible
Les Vaudois se rendent aux urnes le 17 mars pour désigner le successeur du socialiste Pierre-Yves Maillard parmi les cinq candidats.
Des tensions sont apparues ces derniers jours. La favorite du PS Rebecca Ruiz a été doublement visée, par une plainte pénale pour un ancien contrat de travail et par une lettre d'injure qu'elle a publiquement dénoncée. Le candidat UDC Pascal Dessauges a parfois été soupçonné d'être à la manoeuvre.
>> Lire aussi: Une dénonciation pénale vise Rebecca Ruiz et Anne-Catherine Lyon
"Il n'y a pas vraiment de débat de fond, donc on s'en prend plutôt aux personnes, analyse le politologue René Knüsel dans le 19h30. L'occasion était belle, de part et d'autre, de monter en épingle quelque chose."
Au terme de la campagne, aucun candidat n'a été en mesure de trop s'avancer, élection complémentaire oblige.
>> Voir le reportage du 19h30: