Modifié le 02 février 2019 à 21:33

La suppression d'une liaison de TGV pour Paris via Vallorbe inquiète

Vallorbe (VD): la suppression du passage d'un TGV par jour provoque la consternation.
Vallorbe (VD): la suppression du passage d'un TGV par jour provoque la consternation. 19h30 / 2 min. / le 02 février 2019
La suppression d'une liaison TGV à destination de Paris via Vallorbe a été confirmée cette semaine par la société Lyria. Cette décision suscite de vives inquiétudes dans la commune du Nord vaudois, et la colère des autorités.

L’annonce a filtré dans la presse avant d’être officialisée vendredi 1er février dans un communiqué de la société Lyria: le nombre de départs TGV pour Paris depuis Lausanne via Vallorbe sera réduit à trois en décembre 2019, contre quatre actuellement.

"Les gens qui prennent le train à Vallorbe ont un impact positif sur l'économie locale, explique son syndic Stéphane Costantini samedi dans le 19h30 Il est prouvé que passablement d'entreprises se sont installées dans la région parce qu'il y a une liaison rapide pour Paris."

Les autorités vaudoises ont fait part de leur mécontentement dans un courrier envoyé aux CFF, copropriétaire de la société Lyria avec la SNCF. Signataire de la lettre, la présidente du Conseil d'Etat vaudois, Nurria Gorrite, a même qualifié la décision de "cavalière". "Aujourd’hui, les décisions qui sont prises de manière unilatérale vont à l’encontre des investissements concédés par la Confédération", dit la lettre. Soit notamment 60 millions pour améliorer l’alimentation électrique sur le tronçon entre Dôle et Vallorbe.

Lausanne principale bénéficiaire

La société Lyria a rappelé dans un communiqué que la flotte sera entièrement renouvelée avec des rames à deux niveaux. Cela permettra une augmentation moyenne de 30% du nombre de places disponibles sur les liaisons entre la Suisse romande et Paris. Les dessertes depuis Lausanne seront également augmentées, via Genève, passant de quatre à cinq selon les jours à six dès la fin de l’année.

Des anciens collaborateurs témoignent de l'effervescence d'antan de la gare de Vallorbe, reliée à la capitale française par TGV depuis 1984. "A l'époque, nous étions entre 130 et 140, tous services confondus, raconte par exemple Jean-Claude Perrottet, chef de train à la retraite. Aujourd'hui, vous avez un collègue qui fait la circulation des trains et un autre qui fait occasionnellement de la manoeuvre. Sinon, il n'y a plus rien."

Claude-Olivier Volluz/ani

Publié le 02 février 2019 à 21:16 - Modifié le 02 février 2019 à 21:33