Modifié le 10 janvier 2019 à 17:59

Les logements vaudois neufs sont surtout occupés par de jeunes adultes

D'une manière générale, dans le canton de Vaud, il apparaît que les logements les plus récents sont occupés par les personnes les plus jeunes.
Dans le canton de Vaud, les appartements neufs attirent les jeunes familles La Matinale / 1 min. / le 10 janvier 2019
Les jeunes tendent à se tourner vers des logements neufs et les seniors à occuper des bâtiments plus anciens, révèle une statistique du canton de Vaud, qui a analysé son parc immobilier. Mais il existe des nuances.

Le dernier flash statistique du canton de Vaud, paru mercredi, donne des indications sur la manière dont les cycles de vie de la population influent sur l'occupation des logements.

D'une manière générale dans le canton, il apparaît que les logements neufs sont principalement occupés par les personnes les plus jeunes (32 ans en moyenne).

L'âge des habitants suit ensuite la courbe d'ancienneté du bâtiment, jusqu'à ce que ce dernier atteigne 40 ans. Les occupants ont alors 46 ans en moyenne.

 

Une fois le pic des 40 ans passé, l’âge moyen des habitants diminue progressivement avec l’âge de l'habitat. Les occupants des bâtiments de plus de 100 ans ont en moyenne 40 ans.

Vagues générationnelles

Les trentenaires avec enfants en bas âge représentent une part importante des occupants de logements neufs: 0-4 ans et 25-39 ans constituent presque la moitié de la population qui y vit.

 

Si les jeunes familles se rabattent sur de l'habitat récent, c'est souvent parce qu'elles n'ont pas le choix. Mais une fois qu'elles y sont installées, elles y restent durablement, ce qui produit un effet de vagues générationnelles notable, explique Statistique Vaud. 

Ce phénomène confirme la stabilité du marché de l'immobilier: les Vaudois déménagent peu et le taux de logements vacants reste faible.

Trentenaires nombreux dans l'ancien et le neuf

On trouve dans les logements vieux de 20 ans une forte concentration de quadra/quinquagénaires et d'adolescents. Ces populations correspondent aux familles qui y ont emménagé il y a 20 ans et n'ont pas bougé depuis.

Les logements vieux de 40 ans, eux, hébergent une part importante de seniors. Les enfants des familles originelles sont souvent partis, ne restent alors qu'un, ou les deux parents, qui ont vieilli (75 ans environ).

On constate le retour d'une certaine mixité générationnelle avec les logements de plus de 40 ans, lorsque leurs occupants déménagent pour un logement plus adapté à leur âge, entrent en EMS ou décèdent.

Ce qui a pour effet de libérer des logements meilleurs marchés qui, là, attirent des ménages plus jeunes. L'étude conclut que les trentenaires présentent "un comportement résidentiel dual" reflétant des réalités diverses: ils sont à la fois nombreux dans les logements anciens et dans les neufs.

ptur

Publié le 10 janvier 2019 à 15:28 - Modifié le 10 janvier 2019 à 17:59