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Deux condamnations suite à l'affaire des constructions illégales à Bagnes

La station de Verbier, sur la commune de Bagnes, vue depuis la télécabine de Savoleyres (VS). [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Deux condamnations suite à l'affaire des constructions illégales à Bagnes / La Matinale / 1 min. / le 4 octobre 2018
Le président de la commune de Bagnes (VS) et son secrétaire communal ont été condamnés par voie d’ordonnance pénale pour faux dans les titres, une conséquence de l'affaire des constructions illicites à Verbier.

Le président de la commune de Bagnes, Eloi Rossier, et son secrétaire communal, Frédéric Perraudin, écopent de jours-amende avec sursis assortis d'une peine pécuniaire. Une condamnation à mettre en rapport avec le licenciement, en février 2016, de Gabriel Luisier, alors employé à la police du commerce bagnard et qui avait déposé plainte contre les deux hommes. Ce dernier, même s'il réfute le qualificatif, a servi de lanceur d'alerte dans l'affaire des constructions illicites de Verbier.

Ancien député PDC au Parlement valaisan, surnommé "l'ours" pour sa ténacité, Gaby Luisier avait porté plainte contre Eloi Rossier et Frédéric Perraudin, dénonçant "les méthodes peu orthodoxes" entourant son renvoi.

Faux motif de licenciement

Le Ministère public valaisan lui donne en quelque sorte raison, estimant que le motif de son licenciement, à savoir la réorganisation interne de l'administration communale et la suppression de son poste d'agent de la police du commerce, constituait rien moins qu'un faux dans les titres.

Il n'existerait en effet aucune trace écrite de pareilles mesures sur le plan organisationnel. S'ils affirment respecter le travail de l'instruction, tant Eloi Rossier que Frédéric Perraudin contestent les conclusions du procureur général adjoint Jean-Pierre Greter. Ils entendent faire recours. Et ont décidé de ne plus s'exprimer tant que la procédure demeurera ouverte. Gabriel Luisier, quant à lui, n'a pas répondu aux appels de la RTS.

Yves Terrani/ebz

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