Modifié le 30 août 2018

Oskar Freysinger: "Mon élection de 2013 était un accident politique"

L'ex-conseiller d'Etat valaisan Oskar Freysinger publie "Le côté obscur de la lumière", un récit autobiographique.
Interview d'Oskar Freysinger, ancien conseiller d’Etat UDC valaisan Forum / 8 min. / le 29 août 2018
Oskar Freysinger, ex-conseiller d'Etat UDC valaisan, était l'invité de la RTS mercredi pour présenter son dernier ouvrage autobiographique, "Le côté obscur de la lumière". Entre attaques au vitriol et exercice d'honnêteté.

L'ex-ténor de l'UDC vouerait-il une admiration à Star Wars au point de s'en inspirer pour le titre de son ouvrage? "Pas du tout! Mais j'ai vécu une vingtaine d'années sous les feux des projecteurs." Et dans le prolongement de cette lumière trop vive, braquée trop frontalement sur les protagonistes, "il y a toujours une ombre. C'est là que se tapissent nos doutes, nos angoisses, nos rêves, tout ce qui fait notre humanité", glisse le Saviésan.

Dans son livre - "Le côté obscur de la lumière", sous-titré "Petit manuel de survie" (Payot) - l'ex-conseiller d'Etat valaisan, non reconduit dans ses fonctions lors des dernières élections cantonales en 2017, se défend toutefois d'une attitude victimaire de "Caliméro".

"Tout était inéluctable"

"Je fais l'énoncé de mes erreurs. Ce qui est arrivé était tout à fait inéluctable: mon élection de 2013 était un accident politique. A un moment donné, quelque chose ne tourne pas rond dans le système, et permet à un personnage qui n'est pas du sérail, qui ne maîtrise pas la langue de bois lisse des politiciens, d'être élu. Et ma non-réélection était un même accident, mais dans le sens inverse."

Attaques au vitriol, tirs de snipers: ses anciens ennemis politiques ne sont pas épargnés dans l'ouvrage paru mercredi. Les médias, et "leurs nouvelles qui puent la charogne", le sont encore moins.

Souverainiste jusqu'au bout

L'ancien conseiller national n'a pourtant pas dédaigné leur invitation, au micro de l'émission Forum de la RTS et sur le papier glacé de L'Illustré pour un reportage-photos. "Je me prête au jeu, sur demande de mon éditeur", se justifie-t-il, en soulignant que "la situation a changé". "Ma position est différente, je ne suis plus demandeur, je n'ai plus besoin de publicité, je suis aujourd'hui libre de m'exprimer comme je veux."

Quant à son avenir en politique, l'ex-vice-président de l'UDC n'est formel que sur un point: "Je vais continuer à utiliser les plateformes, notamment les réseaux sociaux, pour la seule idée qui a toujours motivé mon engagement politique: la souveraineté de la Suisse."

>> Ecouter aussi l'analyse d'Yves Terrani sur le livre d'Oskar Freysinger:

L'ex-conseiller d'Etat valaisan Oskar Freysinger publie "Le côté obscur de la lumière", un récit autobiographique.
Olivier Maire - Keystone
Forum - Publié le 29 août 2018

Propos recueillis par Chrystel Domenjoz et Christian Favre/kkub

Publié le 29 août 2018 - Modifié le 30 août 2018

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