Modifié le 25 mai 2018 à 10:02

Que deviendrait Sion 2026 en cas de refus des citoyens de la ville le 10 juin?

Quid de la candidature de Sion 2026 en cas de refus du soutien financier dans les urnes le 10  juin par la ville éponyme?
Quid de la candidature de Sion 2026 en cas de non dans les urnes de la ville de Sion? La Matinale / 2 min. / le 25 mai 2018
Si les habitants de la ville de Sion devaient rejeter le soutien financier aux Jeux olympiques lors de la votation cantonale le 10 juin, la candidature valaisanne pourrait-elle encore porter le nom de Sion 2026?

Il serait en effet difficile pour une ville dont les habitants ne veulent pas des Jeux olympiques de porter le nom de la candidature. Officiellement, rien n'a été envisagé à ce sujet: on se contente de dire que des discussions seront entamées, dans ce cas de figure, avec la ville de Sion.

Selon les informations de la RTS toutefois, plusieurs autres villes ou stations du canton ont déjà fait part, discrètement, de leur intérêt à reprendre le flambeau, si besoin est.

L'engagement du CIO à laisser la possibilité de signer le contrat de ville hôte à plusieurs entités, et de ne pas faire endosser la responsabilité d'un éventuel déficit à la seule ville organisatrice, fait en effet réfléchir dans certains exécutifs.  A Crans-Montana par exemple, le sujet a été évoqué, a appris la RTS, mais sans suites pour l'instant.

Changer de nom est encore possible

Car la possibilité existe de changer le nom des jeux, puisqu'il ne s'agit pas encore d'une candidature au sens strict. Actuellement, plusieurs villes sont en discussion avec le CIO en vue de déposer leur candidature. 

Pour la Suisse, que ce soit Sion, Crans-Montana, Brigue ou Zermatt ne change rien au fond - mais tout à la forme. Toute la campagne a en effet été faite autour du nom Sion 2026, ville également connue du CIO pour avoir fait acte de candidature à plusieurs reprises - preuve de son intérêt.

Prête-nom ou nouveau scrutin

Du côté de Sion, le président de la ville Philippe Varone affirme que dans un tel cas de figure, le conseil communal serait consulté pour décider soit de "prêter" le nom de la ville aux JO, soit de se retirer, tout en louant, comme prévu, certaines installations à la manifestation.

On pourrait imaginer également un nouveau scrutin populaire sur le sujet à Sion, étant donné que le vote du 10 juin ne porte pas sur la volonté ou non d'organiser les JO, mais sur le soutien financier du canton à la candidature.

Patrick Délétroz avec Yves Terrani/kkub

Publié le 25 mai 2018 à 08:42 - Modifié le 25 mai 2018 à 10:02

Les JO Sion 2026 dans les régions concernées

La chronique Ici la Suisse s'est penchée cette semaine sur les Jeux olympiques Sion 2026 et les lieux qui pourraient accueillir des compétitions. Retrouvez ici la série de reportages:

1) Saint-Moritz, un site qui a marqué plusieurs pages de l’histoire du sport


2) Kandersteg, où les citoyens devront donner leur accord à un crédit pour accueillir plusieurs compétitions olympiques


3) Aigle pourrait héberger les compétitions de patinage de vitesse dans une halle située dans une zone industrielle


4) Crans Montana, habituée des compétitions de ski alpin ayant déjà accueilli plusieurs Coupes du Monde