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Yannick Buttet: "On veut me faire passer pour celui que je ne suis pas"

Yannick Buttet lors de son interview pour la RTS le 1er décembre. [Marie Giovanola - RTS]
Yannick Buttet: "On veut me faire passer pour celui que je ne suis pas" / Forum / 10 min. / le 1 décembre 2017
"Je ne suis pas un harceleur", se défend le conseiller national PDC Yannick Buttet, visé par une plainte pour harcèlement, dans une interview accordée vendredi à la RTS. Pour l'heure, il ne voit aucune raison de démissionner.

Dans l'émission Forum, Yannick Buttet a réitéré les excuses qu'il avait formulées après la révélation mercredi par Le Temps de l'existence d'une plainte pour harcèlement contre lui et de présumés "gestes déplacés" commis sur des parlementaires.

Le conseiller national valaisan, suspendu de la vice-présidence du PDC Suisse à la suite de ces révélations, reconnaît qu'il lui arrive d'être "un gros lourd" lorsqu'il a "bu un verre", mais réfute catégoriquement la qualification de "harceleur".

On est en train de détruire ma vie

Yannick Buttet

"On veut me faire passer pour celui que je ne suis pas", lance le député. "La limite entre un geste inapproprié ou 'lourd' et du harcèlement est ténue et dépend de chaque personne", avance-t-il. Pour lui, il s'agit d'une question de "ressenti individuel".

Quant à la différence entre un geste "lourd" et un harcèlement, Yannick Buttet estime que c'est aux femmes concernées "de dire les gestes qui les ont dérangées". Elles sont même invitées à venir le voir pour discuter et régler les problèmes.

Yannick Buttet "encourage" les victimes de harcèlement à parler et "félicite" ainsi la conseillère nationale UDC Céline Amaudruz, qui a dénoncé jeudi sur la RTS avoir subi à Berne des gestes déplacés de la part de "plusieurs parlementaires".

>> Lire aussi: Céline Amaudruz: "J'ai subi des gestes inappropriés de parlementaires"

L'élu valaisan regrette néanmoins se trouver face à des "dénonciations anonymes". "C'est sur cette base, sur une procédure qui concerne ma vie privée et qui n'est pas terminée, qu'on est en train de détruire ma vie", accuse-t-il.

Mes valeurs et mes engagements n'ont pas changé

Yannick Buttet

Interrogé sur son avenir politique, Yannick Buttet ne voit pas de raisons de démissionner du Conseil national pour l'instant. A ce titre, "l'issue de la procédure ouverte contre moi sera décisive", se borne-t-il à affirmer.

"Ma priorité aujourd'hui n'est pas la question politique, mais ma famille et toutes les personnes qui m'ont soutenu", poursuit-il. "Mes valeurs et mes engagements n'ont pas changé", ajoute le PDC valaisan, fervent défenseur des valeurs traditionnelles sous la Coupole fédérale.

"On est tous humains, on fait parfois des erreurs, mais ce qui est important c'est d'en tirer les conséquences et de ne pas les renouveler", conclut Yannick Buttet.

>> Ecouter aussi le décryptage de l'intervention de Yannick Buttet dans Forum:

Yannick Buttet jeudi matin 30.11.2017 au National. [Peter Schneider - Keystone]Peter Schneider - Keystone
Décryptage de la défense de Yannick Buttet visé par une plainte pour harcèlement / Forum / 2 min. / le 1 décembre 2017

>> Lire aussi: Doris Leuthard: "Si ces reproches sont corrects, Monsieur Buttet a un problème"

Propos recueillis par Mehmet Gultas/lan/dk

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Instruction pour violation du secret de fonction ouverte en Valais

Le Ministère public du canton du Valais a ouvert d'office une instruction pour violation du secret de fonction dans le cadre de l'affaire Yannick Buttet. Les informations concernant la plainte déposée par une femme contre Yannick Buttet proviennent de personnes initiées, issues de la police ou du Ministère public.

Dans son article, Le Temps révélait que le conseiller national PDC avait été interpellé par la police dans le courant du mois de novembre. Les forces de l'ordre avaient été appelées par une femme que le conseiller national avait relancée avec insistance jusque chez elle. Le quotidien faisait également état de "gestes déplacés" qu'aurait commis l'élu à Berne.
Le conseiller national PDC Yannick Buttet, visé par une plainte pour harcèlement, a répété ses excuses vendredi dans une interview à la RTS, mais a contesté "le fait d'être un harceleur, on veut me faire passer pour celui que je ne suis pas".
Yannick Butté suspendu de la vice-présidence du PDC à la suite de la plainte déposée contre lui a refusé de s'exprimer sur la procédure en cours, dans une interview à Forum. Mais il a répété qu'il présentait ses excuses aux personnes qu'il a pu blesser.
"Gros lourd"
"Je reconnais que quand j'ai bu un verre il m'arrive d'être 'un gros lourd' mais pas du tout d'être un harceleur. On me prête une personnalité qui n'est pas la mienne. La limite entre un geste inapproprié ou "lourd" et du harcèlement est ténue et dépend de chaque personne. Il y a une question de ressenti individuel", a reconnu le conseiller national.    
"Je me trouve face à des dénonciations anonymes et c'est sur cette base, sur une procédure qui concerne ma vie privée et qui n'est pas terminée, qu'on est en train de détruire ma vie", a encore relevé le Valaisan. 
Avenir politique
Yannick Buttet ne voit pas de raison de démissionner pour l'instant mais "l'issue de la procédure ouverte contre moi sera décisive pour mon avenir politique. Ma priorité aujourd'hui n'est pas la question politique mais ma famille et toutes les personnes qui m'ont soutenues".
"Mes valeurs et mes engagements n'ont pas changé. On est tous humains, on fait parfois des erreurs mais ce qui est important c'est d'en tirer les conséquences et de ne pas les renouveler", a conclu le conseiller national.