Modifié le 17 novembre 2017 à 21:18

Le tunnel du Grand-Saint-Bernard fermé jusqu'en janvier au moins

Le tunnel du Grand-St-Bernard ne va pas réouvrir avant début 2018
Le tunnel du Grand-St-Bernard ne va pas réouvrir avant début 2018 19h30 / 1 min. / le 17 novembre 2017
Le tunnel du Grand-Saint-Bernard ne rouvrira pas avant la mi-janvier et non fin novembre. La société TGSB qui gère la partie suisse du tunnel l'a annoncé vendredi, confirmant une information de la RTS mardi.

"La date du 30 novembre ne pourra officiellement pas être tenue. Le tunnel du Grand-Saint-Bernard (qui relie le Valais au Val d'Aoste en Italie, ndlr) pourrait rouvrir le 15 janvier", a affirmé Olivier Français, président de la Société suisse du tunnel TGSB SA et conseiller aux Etats vaudois, vendredi lors d'une conférence de presse conjointe avec la société italo-suisse d’exploitation Sisex SA.

Les travaux de réparation de ce tronçon d'un kilomètre et demi, fermé depuis le 21 septembre à la suite de l'effondrement d'une poutre du système de ventilation côté italien, n'ont toujours pas démarré.

"Il n'est pas acceptable d'avoir des temps de réaction aussi longs pour engager les travaux", a déclaré dans le 12h45 de la RTS Olivier Français.

Soutien logistique du Valais

Les travaux devraient durer 30 à 40 jours. Mais il s'agit là d'une information non officielle, a précisé Olivier Français. Car côté suisse, on ne connaît pas pour l'heure l'entreprise engagée pour réaliser les travaux. A la tribune du Grand Conseil, en même temps que se tenait la conférence de presse, le conseiller d'Etat Jacques Melly a précisé s'attendre à un début des travaux imminent, certainement avant lundi.

En réponse à plusieurs interpellations urgentes, le chef du Département des transports, de l'équipement et de l'environnement a ajouté qu'ils pourraient se poursuivre la nuit et le dimanche. Et de préciser que le Valais s'est mis à disposition pour un soutien logistique, et financier si nécessaire.

Plus de 1,2 million

Il s'agira de reconstruire la dalle de ventilation sur 127 mètres et de renforcer provisoirement pour deux ans les poutres sur 1500 mètres. "Le coût des travaux sera conséquent", a précisé Olivier Français. Les dernières estimations s'élèvent entre 1,2 et 1,5 million de francs, qui seront assumés par la société italienne SITRASB SpA.

En attendant la fin des travaux, les 35 emplois sont garantis, même si du chômage technique dès janvier est envisagé.

Tout en rassurant, Jacques Melly a répondu aux critiques des députés qu'il juge pour la plupart injustes par rapport "aux centaines d'heures consacrées au dossier par ses chefs de service". Le Conseil d'Etat est en contact permanent avec le président du Val d'Aoste, a précisé le conseiller d'Etat tout en se déclarant dans l'impossibilité d'intervenir sur sol italien.

Quelque 2000 véhicules circulent chaque jour via le tunnel du Grand-Saint-Bernard. Contacté par la RTS, le maire de Saint-Rhemy, village situé à la sortie du tunnel côté italien, a estimé que la fermeture de l'ouvrage jusqu'en février serait un désastre pour l'économie régionale.

kkub/tmun avec ats

Publié le 17 novembre 2017 à 09:45 - Modifié le 17 novembre 2017 à 21:18

Importantes pertes financières

Si le tunnel rouvre le 15 janvier, la perte d'encaissement pour TGSB SA se montera à 2,5 millions de francs. Elle sera de 6 millions environ pour l'ensemble du tunnel, côté italien compris.

Le tunnel du Grand-Saint-Bernard dégage des recettes d'exploitation de l'ordre de 20 millions de francs par an. L'an dernier, ce tronçon à péage a vu défiler quelque 740'000 véhicules. L'Etat de Vaud, le Canton du Valais et la Ville de Lausanne sont actionnaires.