Modifié le 07 septembre 2017 à 10:18

Assainissement des parcelles polluées au mercure en Valais pris en charge

Mesures de pollution sur un terrain à Viège en 2016 (image d'illustration).
Accord trouvé en Valais pour les propriétaires de terrains pollués au mercure La Matinale / 1 min. / le 07 septembre 2017
Les propriétaires de parcelles polluées au mercure dans le Haut-Valais ne devront pas participer aux coûts d'assainissement. L'Etat du Valais, les communes de Viège et Rarogne et l'entreprise Lonza ont établi une convention dans ce sens.

Les éventuels coûts imputables aux propriétaires seront pris en charge par le canton, les deux communes et Lonza, indiquent-ils dans un communiqué commun.

Le canton ne déboursera toutefois pas plus de 1,5 million de francs et chacune des communes au maximum un million de francs. Si les frais imputables aux propriétaires dépassent ces sommes, l'entreprise Lonza paiera la différence.

Assainissements

Toutes les conditions indispensables au démarrage des travaux sont désormais clarifiées, explique le communiqué. Les premiers assainissements débuteront cet automne.

Lonza a rejeté ses eaux industrielles chargées en mercure dans le Grossgrundkanal entre 1930 et le milieu des années 1970. Le polluant s'est accumulé dans les boues et les sédiments du canal qui ont ensuite été épandus sur les terres agricoles attenantes ou ponctuellement utilisés comme remblais dans la région jusqu'au début des années 1990.

ats/pym

Publié le 06 septembre 2017 à 17:12 - Modifié le 07 septembre 2017 à 10:18

Réactions d'association de riverains

L'association de riverains Groupement d'intérêt mercure a accueilli cette nouvelle avec satisfaction. Une de ses revendications de longue date a ainsi été entendue.

Le Groupement d'intérêt mercure rappelle en revanche que la question du dédommagement des propriétaires n'est, elle, toujours pas réglée. Depuis janvier 2014, plusieurs d'entre eux ne peuvent plus utiliser leur jardin ou espaces extérieurs. L'association a fourni à Lonza une "proposition raisonnable", selon elle.