Modifié le 17 janvier 2017 à 19:12

Les Valaisans devront décider de l'avenir du loup dans les urnes

Lancée par le PDC du Haut-Valais, l'initiative veut que la régulation des grands prédateurs se fasse comme celle du gibier.
Lancée par le PDC du Haut-Valais, l'initiative veut que la régulation des grands prédateurs se fasse comme celle du gibier. [Ennio Leanza - Keystone]
Une initiative populaire munie de 9500 signatures a été déposée lundi en Valais pour limiter le nombre de grands prédateurs. Elle demande une régulation du nombre de loups, de lynx et autres ours.

L'initiative, qui devait récolter 6000 paraphes, veut ajouter un article dans la Constitution cantonale qui oblige l'Etat à élaborer des prescriptions. Le texte ne viole pas la Constitution ou la législation fédérale, a estimé le conseiller aux Etats valaisan Beat Rieder (PDC), membre du comité d'initiative.

Lancée par le PDC du Haut-Valais, l'initiative veut que la régulation des grands prédateurs se fasse comme celle du gibier. Le canton doit pouvoir décider du nombre de loups, de lynx ou d'autres prédateurs nécessaires à un bon équilibre et se doter des moyens de mettre en oeuvre sa politique de gestion de la faune.

Une première en Suisse

Le canton ne peut pas, seul, décider d'une résiliation de la convention de Berne qui protège certaines espèces sauvages. Mais il peut faire pression pour que la Confédération agisse, a précisé le conseiller national Roberto Schmidt (PDC), également membre du comité.

Ce sera la première fois que le peuple d'un canton peut se prononcer sur cette question.

ats/cab

Publié le 16 janvier 2017 à 17:47 - Modifié le 17 janvier 2017 à 19:12