Modifié le 02 décembre 2016 à 23:57

La raffinerie Tamoil de Collombey (VS) à vendre d’occasion sur internet

VS: le matériel de la raffinerie Tamoil de Collombey est mis en vente sur Internet
VS: le matériel de la raffinerie Tamoil de Collombey est mis en vente sur Internet 19h30 / 2 min. / le 02 décembre 2016
Plusieurs sociétés spécialisées dans le démontage et remontage de raffineries proposent l’usine de Collombey (VS) sur leurs sites internet, a constaté la RTS vendredi.

Une vente pour l’exportation faisait partie des destins possibles de la raffinerie de Collombey depuis sa fermeture en janvier 2015. Cette option se concrétise avec la publication d’annonces de vente par les groupes allemands Lohrmann et Prios. Spécialistes du démontage et du remontage d’installations industrielles, ils proposent plusieurs raffineries parmi lesquelles est apparue la raffinerie Tamoil valaisanne, a constaté la RTS.

La compagnie libyenne confirme avoir pris contact avec ces entreprises en vue d’une vente de l’installation. C’est une des options de reprise possibles affirme le porte-parole de Tamoil Stéphane Trachsler qui précise que "plusieurs déclarations d’intérêt sont actuellement analysées". A ce stade aucun acheteur ne se serait engagé.

Potentiels problèmes de transport

Comparativement aux autres raffineries sur le marché d’occasion, Collombey se distingue par sa haute technicité (indice Nelson de 9,5) mais aussi par sa faible capacité de raffinage (57'000 barils par jour). Les possibilités de réimplantation à l’étranger dépendront aussi des types de bruts disponibles sur place, a expliqué à la RTS l’ancien directeur de la raffinerie Sirous Ammar. La grande taille de certains éléments pourrait aussi poser des problèmes de transports au départ de la Suisse.

Le groupe Lohrmann à Hambourg indique par la voix de son directeur être en relation avec plusieurs interlocuteurs intéressés au rachat de la raffinerie suisse. Selon Michael Lohrmann, les discussions ont été actives ces derniers mois.

Vente, destruction ou redémarrage

Si Tamoil parvient à vendre sa raffinerie sur ce marché, l’opération ne devrait pas lui rapporter plus d’un million de dollars, selon plusieurs observateurs. L’option d’une reprise à zéro franc pour mise en ferraille est également sur la table, suite à l’offre d’un groupe italien. En vertu d’une nouvelle disposition légale, Tamoil est tenue de démanteler la raffinerie d’ici 2020.

L’hypothèse d’un redémarrage de la raffinerie de Collombey n’est pourtant toujours pas à exclure. Un projet de remise en exploitation a été soumis à Tamoil, qui maintiendrait dans le Chablais une activité pétrochimique dont l’emploi, l’économie régionale et plusieurs entreprises locales pourraient profiter, selon ses promoteurs.

>> Sujet traité dans le 19h30.

Pascal Jeannerat, Natalie Bougeard

Publié le 02 décembre 2016 à 19:06 - Modifié le 02 décembre 2016 à 23:57

Collaboration interrompue avec le canton du Valais

Tamoil est aujourd’hui seule aux commandes face aux diverses offres de reprise. La collaboration avec l’Etat du Valais a été interrompue en mars 2015 après que les offres réunies par la task force aient été jugées insuffisantes par les représentants du groupe libyen.

Intérêt de Christian Constantin

Le litige lié au terrain vient d’être réglé par une convention entre les autorités valaisannes et Tamoil. Celle-ci s’engage à hauteur de 5,5 millions de francs pour garantir l’assainissement des sols.

Les 130 hectares de terrain sont notamment convoités par le promoteur immobilier Christian Constantin qui ambitionne d’y loger 20'000 personnes.