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L'arrêt du transport de chlore pourrait menacer 2800 emplois en Valais

Le site de Lonza, à Viège (VS), vers lequel le chlore est acheminé. [Dominic Steinmann - Keystone]
Le site de Lonza, à Viège (VS), vers lequel le chlore est acheminé. [Dominic Steinmann - Keystone]
"Une interdiction du transport de chlore par rail, sans solution de rechange, mettrait en danger 2800 emplois en Valais", estime le conseiller national Yannick Buttet dans Le Nouvelliste.

L'élu valaisan a dit son inquiétude pour l'industrie chimique valaisanne, et s'est agacé de la levée de boucliers de Lausanne, Prilly et Renens, qui ont demandé cette semaine l'arrêt du transport par rail.

"Nos amis vaudois seraient bien inspirés de se pencher sur l'accroissement du transport de produits pétroliers depuis la fermeture de la raffinerie de Collombey", a-t-il déclaré, arguant que si un accident impliquant des produits pétroliers était moins dangereux, le risque d'un tel événement était plus élevé.

>> Lire aussi: Lausanne, Renens et Prilly demandent l'arrêt du transport de chlore par rail

Production sur place "pas viable"

Interrogées par le quotidien, les industries concernées, Lonza à Viège et Syngenta à Monthey, admettent que la production de chlore sur place "serait possible techniquement", mais "pas économiquement viable".

Un groupe de travail mis en place par la Confédération se penche actuellement sur des solutions alternatives, notamment un approvisionnement par d'autres itinéraires ou la limitation du nombre de transports.

En cas d'accident, un wagon de chlore menacerait 20'000 personnes.

Tapez votre adresse pour savoir si vous êtes dans une zone à risque.

jvia

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