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Les Valaisans s'opposent aussi à un salaire minimum cantonal

L'initiative valaisanne sur le salaire minimum qui réclame 3500 francs prévoit des dérogations pour les métiers de l'agriculture notamment. [Gian Ehrenzeller - Keystone]
L'initiative valaisanne sur le salaire minimum qui réclame 3500 francs prévoit des dérogations pour les métiers de l'agriculture notamment. [Gian Ehrenzeller - Keystone]
Les Valaisans ont rejeté dimanche à plus de 80% l'idée d'un salaire minimum cantonal de 3500 francs. La réglementation sur les soins de longue durée a quant à elle été acceptée.

Alors que l'ensemble des Suisses ont rejeté dimanche l'introduction d'un salaire minimum au niveau national, les Valaisans s'exprimaient sur un salaire minimum légal cantonal. Le non à l'initiative populaire cantonale "pour un salaire minimum légal" l'a emporté avec 80,7% des voix.

L'initiative avait été lancée par La Gauche valaisanne en 2008 et prévoyait le versement d'un montant de 3500 francs bruts treize fois par année pour un contrat à plein temps.

Le texte valaisan se voulait plus souple que son homologue fédéral qui proposait 4000 francs par mois pour 42 heures de travail hebdomadaires.

Dérogations prévues

Conscients que certains secteurs en difficulté, comme l'agriculture, ne parviendraient pas à satisfaire l'exigence salariale du texte, les auteurs de l'initiative prévoyaient une dérogation possible pour un salaire à 3000 francs.

Un salaire minimum de 700 francs pour les apprentis de première année faisait aussi partie des mesures prévues.

sbad

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Loi sur les soins de longue durée

Au vu des premiers résultats, les Valaisans accepteraient à 62,3% la loi cantonale sur les soins de longue durée, le premier texte qui réglemente l’offre de prise en charge des personnes âgées qui ont besoin d’assistance et de soins.

Un référendum contre le texte a été lancé en 2011 par la gauche et les milieux syndicaux hauts-valaisans. Il conteste notamment une disposition de la loi qui prévoit que les résidents de homes au bénéfice d'une fortune nette imposable supérieure ou égale à 100'000 francs, devront prendre en charge entre 5 et 20% des frais des soins prodigués.

Le PS du Valais romand soutient la loi et rejette le référendum. Dans le camp des partisans de la loi figurent aussi le PDC et l'UDC du Valais romand, ainsi que les Verts.