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Les Valaisans se prononcent sur leur propre salaire minimum

L'initiative valaisanne sur le salaire minimum qui réclame 3500 francs prévoit des dérogations pour les métiers de l'agriculture notamment. [Gian Ehrenzeller - Keystone]
L'initiative valaisanne sur le salaire minimum qui réclame 3500 francs prévoit des dérogations pour les métiers de l'agriculture notamment. [Gian Ehrenzeller - Keystone]
Un salaire minimum cantonal de 3500 francs bruts est soumis au peuple valaisan lors du scrutin du 18 mai. Ils se prononcent également sur la réglementation des soins de longue durée.

Alors que l'ensemble des Suisses votent dimanche sur l'introduction d'un salaire minimum au niveau national, les Valaisans s'expriment le même jour sur un salaire minimum légal cantonal.

L'initiative a été lancée par La Gauche valaisanne en 2008 et prévoit le versement d'un montant de 3500 francs bruts treize fois par année pour un contrat à plein temps.

Le texte valaisan se veut plus souple que son homologue fédéral qui propose 4000 francs par mois pour 42 heures de travail hebdomadaires.

Dérogations prévues

Conscients que certains secteurs en difficulté, comme l'agriculture, ne parviendront pas à satisfaire l'exigence salariale du texte, les auteurs de l'initiative prévoient une dérogation possible pour un salaire à 3000 francs.

Un salaire minimum de 700 francs pour les apprentis de première année fait aussi partie des mesures prévues.

Le comité d'initiative prône un texte conçu "sur mesure", arguant qu'un "oui" permettrait à chaque Valaisan "de vivre de son revenu et, ainsi, de ne pas dépendre de l’aide sociale".

jvia

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Loi sur les soins de longue durée

Les Valaisans doivent également se prononcer sur la loi cantonale sur les soins de longue durée, le premier texte qui réglemente l’offre de prise en charge des personnes âgées qui ont besoin d’assistance et de soins.

Un référendum contre le texte a été lancé en 2011 par la gauche et les milieux syndicaux hauts-valaisans. Il conteste notamment une disposition de la loi qui prévoit que les résidents de homes au bénéfice d'une fortune nette imposable supérieure ou égale à 100'000 francs, devront prendre en charge entre 5 et 20% des frais des soins prodigués.

Le PS du Valais romand soutient la loi et rejette le référendum. Dans le camp des partisans de la loi figurent aussi le PDC et l'UDC du Valais romand, ainsi que les Verts.

Salaire minimal combattu par la droite

L'initiative sur le salaire minimum cantonal est soutenue par la gauche valaisanne, les syndicats, le syndicat paysan Uniterre et quelques élus bourgeois.

Les partis de droite s'opposent fermement à l'initiative. La Chambre valaisanne de commerce et d'industrie, l'Association valaisanne des entrepreneurs, l'Union valaisanne des arts et métiers, la Chambre valaisanne d'agriculture, Gastro Valais ou encore l'Association hôtelière du Valais recommandent également le "non".

Selon eux, ce salaire minimal augmenterait les disparités salariales et sociales et fragiliserait les CCT et la structure économique.