Modifié le 18 mars 2012 à 22:21

Des enquêteurs valaisans iront interroger les enfants en Belgique

Le lieu du drame a été investi par les familles des victimes et les journalistes jeudi.
Outre l'envoi d'enquêteurs en Belgique, des analyses sont en cours pour déterminer la vitesse du car dans le tunnel, ainsi qu'une autopsie complémentaire du chauffeur. [ - ]
Des enquêteurs valaisans vont se rendre en Belgique pour auditionner une nouvelle fois les victimes de l'accident de Sierre. La démarche vise à éclaircir notamment la thèse du DVD.

Les enquêteurs valaisans se rendront en Belgique pour entendre une nouvelle fois les enfants afin de tenter de déterminer l'exact déroulement des faits avant l'accident de car qui a fait 28 morts à Sierre. Peu avant l'impact fatal mardi soir, les enfants ont vu s'enclencher les appareils DVD, une thèse une nouvelle fois relayée dans la presse dominicale.


Aucun témoignage attestant d'une distraction du chauffeur

"Les écrans se sont allumés et les enfants ont vu s'inscrire le menu pour un film", a déclaré Olivier Elsig, procureur du Valais central, revenant sur une information du Matin Dimanche. Mais il ne dispose d'aucun témoignage attestant la présence d'une tierce personne à l'avant du car qui aurait pu distraire le chauffeur.


La police a déjà établi un plan permettant de situer la position des personnes décédées mais ne peut rien affirmer sur la présence d'un professeur qui aurait quitté sa place pour mettre un DVD, que ce soit au moment du relevage des corps ou grâce aux caméras de surveillance du tunnel. Seule certitude, les adultes étaient assis à l'avant du car.


Un spécialiste des auditions d'enfants sera du voyage

Pour éclairer ces zones d'ombres, les enquêteurs se rendront probablement dans une semaine en Belgique pour auditionner une nouvelle fois les enfants et pour d'autres aspects liés à l'enquête, a indiqué Olivier Elsig.


Il a précisé qu'une personne spécialisée dans les auditions d'enfants serait du voyage. "Ces rencontres se feront avec l'accord préalable des familles et seulement si l'état psychologique des témoins le permet", a souligné le procureur valaisan.


Les premiers témoignages ont été recueillis en Valais à l'hôpital. En Belgique, les enquêteurs évalueront si l'état des enfants permet de les entendre dans un poste de police pour être filmés.


Des géomètres tentent de déterminer la vitesse du car

Pour l'heure, les analyses portent sur toutes les traces de pneus qui ont été relevées. Ces indices montrent que le car a effectivement touché la paroi de droite, puis s'est légèrement dévié sur la gauche avant de s'encastrer dans le mur de la niche à droite.


Des géomètres sont à l'oeuvre pour décrire avec précision la trajectoire du car et déterminer la vitesse à laquelle il roulait, selon Olivier Elsig.


Quant à l'expertise du car, des spécialistes recrutés en Suisse ont été mandatés mais les travaux n'ont pas encore commencé. Des experts belge du constructeur d'autocars, Van Hool, pourraient se rendre en Valais.


Enfin, au vu du caractère exceptionnel de cet accident, le Centre universitaire romand de médecine légale (CURML) va procéder à des analyses complémentaires sur les prélèvements pratiqués sur le corps du chauffeur au volant, selon le procureur.


ats/jzim


Publié le 18 mars 2012 à 11:24 - Modifié le 18 mars 2012 à 22:21

L'OFROU va étudier les bandes vibrantes

L'Office fédéral des routes veut tirer des leçons de l'accident, mais pas à la va-vite. "Une introduction précipitée de nouvelles mesures de sécurité augmente le risque d'erreur", a déclaré le vice-directeur de l'OFROU Jürg Röthlisberger dans la SonntagsZeitung et Le Matin Dimanche.

"Fondamentalement, les pistes prioritairement envisagées portent sur la manière d'amortir le choc frontal ou éventuellement sur une autre méthode pour réduire le risque de choc". Une des possibilités serait ainsi de poser des bandes vibrantes sur la chaussée dans les tunnels, a-t-il précisé.