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Le Parlement valaisan veut faire la lumière sur les munitions dans le Léman

Le Grand Conseil valaisan veut faire la lumière sur les munitions dans le lac Léman. [Laurent Gillieron - KEYSTONE]
Les munitions immergés dans le Léman inquiètent de Valais / La Matinale / 22 sec. / le 16 octobre 2020
Les députés valaisans veulent se pencher sur le problème des munitions dangereuses immergées dans le lac Léman depuis les années 1950-1960. Ils invitent le canton à collaborer avec les cantons de Vaud et de Genève.

Des centaines de tonnes de munitions non utilisées gisent au fond du Léman, au large de Genève. Ce matériel de guerre a été immergé par l'entreprise Hispano-Suiza. L'organisation environnementaliste Odysseus 3.1 a récemment découvert plusieurs caisses éventrées entre 45 et 55 mètres de fond et craint des dégâts environnementaux considérables.

Le conseiller aux Etats indépendant schaffhousois Thomas Minder a dit son inquiétude à Berne en décembre dernier via une interpellation. Dans sa réponse du 12 février, le Conseil fédéral précise que des analyses réalisées entre 2002 et 2004 n'ont pas permis de savoir avec certitude l'endroit où ces munitions ont été immergées et les quantités contenues.

"Afin d'obtenir une appréciation globale de la situation, il serait nécessaire de mener des analyses plus approfondies", précise le Conseil fédéral. Selon le gouvernement, le fait que des caisses en partie éventrées gisent au fond du lac et que leur contenu est exposé est nouveau.

Pratique interdite

Le canton de Genève a suivi les recommandations du Conseil fédéral et a annoncé en mars dernier qu'il allait lancer une étude sur le sujet. En Valais jeudi, les députés ont accepté sans débat un postulat démocrate-chrétien demandant au gouvernement d'entamer une collaboration pour faire toute la lumière sur le sujet.

La Confédération avait autorisé l'armée à abandonner du matériel militaire produit pendant la Seconde Guerre mondiale dans les lacs, car des accidents graves étaient arrivés dans des entrepôts en surface. Cette pratique a ensuite été interdite, comme à Genève en 1962. Berne a fait de même dix ans plus tard.

ats/jpr

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