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Une affaire de stupéfiants éclabousse le PDC en Valais

Une affaire de stupéfiants éclabousse le PDC en Valais. Deux proches du partis sont concernés par l'enquête, dont un policier arrêté pour violation du secret de fonction. [Olivier Maire - Keystone]
Une quinzaine de personnes dont deux élus locaux PDC ont été arrêtés dans le cadre d'un trafic de stupéfiants en Valais / La Matinale / 1 min. / le 31 juillet 2020
Une quinzaine de personnes ont été arrêtées dans le cadre d'une vaste enquête en Valais. Parmi les suspects, figurent deux membres du parti démocrate-chrétien. Des révélations qui tombent quelques semaines avant les élections communales, en Valais.

Trafic de cocaïne, de cannabis, descentes de police, quinze interpellations, le procureur en charge du dossier estime que "ce n'est pas l'affaire du siècle en matière de stupéfiants. Loin de là..." Reste que les médias régionaux s'en emparent et, depuis dix jours, la nouvelle prend des airs de saga valaisanne de l'été.

Et pour cause: deux proches du PDC sont concernés par l'enquête… Le premier était pressenti pour être candidat en octobre dans une commune du Valais central.

L'autre – un policier arrêté pour violation du secret de fonction – est élu à l'échelle locale. Une révélation de Rhône FM, avant que Le Nouvelliste renchérisse, précisant notamment la commune de résidence du suspect.

Elections communales en automne

Ce feuilleton, le président du PDC-Valais romand, Joachim Rausis, s'en serait bien passé à l'approche des élections communales. Mais il tempère: "Le hasard veut que deux des protagonistes ont une étiquette PDC, mais ça s'arrête là: je n'ai pas crainte d'un dégât d'image. Les élections communales, c'est l'échelon où nous sommes le plus proche de la population. Je pense que les gens connaissent nos candidats, nos élus à l'échelon local; je ne vois pas pourquoi ils feraient un amalgame, puisqu'en fait, il n'y a rien de politique dans cette affaire".

Eté agité pour le PDC, dont le nom est déjà apparu dans une autre affaire judiciaire, celle des constructions de Bagnes.

Dans les deux cas, toutefois, les personnes interpellées bénéficient de la présomption d'innocence.

Julie Rausis/sjaq

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