Modifié le 22 décembre 2019 à 16:28

Les bains d'Ovronnaz à leur tour en proie à des difficultés financières

Les bains d'Ovronnaz ont des problèmes de trésorerie (photo d'illustration)
Les bains d'Ovronnaz en difficulté financière: quel avenir pour le secteur thermal? Le 12h30 / 1 min. / le 22 décembre 2019
Après ceux de Val-d’Illiez, ce sont les bains d’Ovronnaz qui rencontrent des difficultés financières et manquent de liquidités. Mais leurs problèmes ne sont pas représentatifs de ceux rencontrés par le secteur thermal valaisan, rassure l’Observatoire valaisan du tourisme.

A peine plus de trois mois après la faillite des thermes de Val-d'Illiez, dans le Chablais valaisan, c'est au tour de ceux d'Ovronnaz de connaître des difficultés financières. C'est un courrier inquiétant reçu par un lecteur vaudois du magazine de consommateurs Bon à savoir fin novembre qui l'a révélé: il annonçait au détenteur d'un bon de caisse émis par l'établissement qu'il ne pourrait pas être remboursé dans les délais convenus.

Il faut dire qu’Ovronnaz se relève tout juste d’un coup dur: il y a deux ans, un incendie avait frappé l'établissement juste avant l'ouverture de la saison d'hiver. Selon le quotidien valaisan Le Nouvelliste, ce manque de liquidités s’explique aussi par une reprise de la fréquentation en dessous des attentes depuis le sinistre.

>> Lire à ce sujet: Un incendie détruit une partie des bains thermaux d'Ovronnaz

Année 2019 plutôt bonne

Cette cascade de problèmes n'indique pas pour autant que les temps sont devenus difficiles pour le thermalisme dans les stations de Suisse, a réagi le responsable de l’Observatoire valaisan du tourisme Nicolas Délétroz dans le 12h30 de la RTS. A ses yeux, les cas de Val-d’Illiez et Ovronnaz ne sont pas représentatifs de la santé du secteur. "Tous deux sont situés dans un environnement assez concurrentiel, avec des grosses structures de bonne notoriété pas très loin".

Il estime, au contraire, que le thermalisme est globalement dans une période de reprise, avec un potentiel de nouveaux curistes très fort, notamment chez les seniors. Une impression confirmée par les chiffres: les cinq établissements thermaux valaisans bouclent une année 2019 plutôt bonne, à l’image du reste de la Suisse, avec une fréquentation supérieure à la moyenne des cinq dernières années, sauf durant les mois de février, mai, octobre et novembre.

Stratégie à affiner

Pour parvenir à maintenir voire améliorer ces chiffres, les destinations doivent veiller à affiner leur stratégie, avertit toutefois Nicolas Délétroz: "Ça ne doit pas être uniquement l'affaire de l'établissement thermal, mais celui de l'ensemble de la station. Il faut faire en sorte que l'offre de bains s'intègre bien au reste de la destination, ce qui nécessite une collaboration très étroite entre tous les acteurs".

La promotion d'offres combinées ski-bains ou le ciblage d'un marché en particulier, comme les familles, font partie des solutions. Et les modèles de réussite ne manquent pas, poursuit Nicolas Délétroz, citant l’Auvergne ou la Haute-Savoie, des régions qui ont fait du thermalisme un élément prioritaire de leur politique touristique.

Sujet radio: Julie Rausis
Adaptation web: Vincent Cherpillod

Publié le 22 décembre 2019 à 15:13 - Modifié le 22 décembre 2019 à 16:28