Modifié le 25 août 2019 à 21:10

Le Valais se positionne en champion du bilinguisme à l'école

Le canton du Valais veut faire du bilinguisme une priorité politique.
Le canton du Valais veut faire du bilinguisme une priorité politique. 19h30 / 2 min. / le 25 août 2019
Trois mille cinq cents élèves valaisans ont participé à des échanges linguistiques lors de l’année scolaire 2017-2018. D'ici 10 ans, le canton souhaite doubler ce chiffre. Il se présente ainsi comme l'un des leaders en la matière.

En Valais, le gouvernement a fait du bilinguisme une de ses priorités. Il y est encouragé dès l’école primaire. Dans les principales villes du canton, des filières où l'enseignement est dispensé moitié en allemand et moitié en français ont ainsi été mises sur pied. Plus de 700 élèves en profitent. Mais la demande est supérieure à l’offre. Localement, les établissements scolaires doivent procéder à un tirage au sort.

Taux d'échec légèrement supérieur

L’immersion est également encouragée. Les jeunes Valaisans peuvent suivre la troisième année du cycle d’orientation ou le collège dans l'autre partie du canton. C’est le choix qu'a fait Jytte Bockstael. Comme 41 autres jeunes du Valais romand, la Saviésanne a fait sa rentrée au collège Spiritus Sanctus de Brigue. Elle y passera cinq ans en internat.

Les premières semaines seront particulièrement difficiles comme le reconnaît dans le 19h30 Gerd Dönni, prorecteur du gymnase haut-valaisan: "Ils doivent se plonger dans une nouvelle atmosphère et suivre des cours dans une nouvelle langue. C'est dur!". Au collège Spiritus Sanctus, le taux d'échec est en moyenne de 10%. Il grimpe à 15% chez les élèves francophones.

Chef du Département de l'économie et de la formation, Christophe Darbellay entend profiter du fait que le Valais soit un canton bilingue pour promouvoir l’apprentissage de ses deux langues officielles. "Un atout dans un monde du travail de plus en plus concurrentiel", estime le conseiller d'Etat, qui souhaite "donner le goût" aux petits Valaisans d'apprendre l'autre langue plutôt que les forcer.

Cédric Jordan/dk

Publié le 25 août 2019 à 20:43 - Modifié le 25 août 2019 à 21:10