Modifié le 09 février 2019 à 08:29

La fondation valaisanne Rives-du-Rhône toujours sans permis d'exploiter

Les Rives du Rhône à Sion.
La fondation valaisanne Rives-du-Rhône toujours sans autorisation d'exploiter Le Journal horaire / 1 min. / le 09 février 2019
Sans autorisation d'exploiter depuis début 2018, la fondation Rives-du-Rhône a dû licencier du personnel et refuser des patients. Le canton ne semble pas décidé à lui octroyer le sésame convoité.

La fondation "Rives du Rhône" a quitté la fondation Addiction Valais et tenté d'ouvrir un nouveau foyer en janvier 2018. Mais sans autorisation d'exploiter du canton, la mission s'est avérée impossible.

La fondation a fini par licencier douze personnes et réduire drastiquement ses activités. Pour l'heure, les espoirs de décrocher une autorisation d'exploiter semblent s'envoler.

>> Lire: L'association valaisanne Rives du Rhône licencie tout son personnel

Porte fermée

Vendredi, lors d'une conférence de presse sur la politique de l'addiction en Valais, Esther Waeber-Kalbermatten a en effet indiqué aux journalistes qui l'interrogeaient que l'offre actuelle en matière de prise en charge des addictions est largement suffisante. Pour la cheffe du Département de la santé, des affaires sociales et de la culture, il ne semble pas y avoir de place pour une deuxième institution.

Xavier Lavanchy, président de la Fondation Rives-du-Rhône, n'est pas surpris par le chemin que semble prendre le département. "Nous n'avons eu aucun contact officiel avec lui depuis plus d'une année et nous attendons toujours sa réponse", a-t-il indiqué.

"Sortir du canton"

En cas de refus, la fondation envisage "toutes les possibilités, y compris celle de sortir du canton pour proposer ses prestations". Son concept thérapeutique est basé sur un sevrage complet et une abstinence totale pour sortir de l'addiction.

Mandaté par l'Etat du Valais, l'expert indépendant Bernhard Eichenberger avait relevé dans son premier rapport de janvier 2018 plusieurs manquements dans les foyers Rives-du-Rhône. La fondation avait alors assuré avoir apporté "des réponses précises aux non-conformités" relevées.

ats/kkub

Publié le 09 février 2019 à 08:26 - Modifié le 09 février 2019 à 08:29