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Le plan de l’UDC suisse pour sauver sa section neuchâteloise

Albert Rösti, président du parti UDC. [Gian Ehrenzeller - Keystone]
Le plan de l’UDC suisse pour sauver sa section neuchâteloise / Le 12h30 / 2 min. / le 22 août 2018
Face aux turbulences dans lesquelles se retrouve l'UDC neuchâteloise, les instances nationales du parti ont décidé de prendre les choses en mains. Le président Albert Rösti a lancé un véritable plan d'attaque.

Avec un président démissionnaire et une relève qui s'avère difficile, la section neuchâteloise de l'UDC est dans la tourmente. Face à cette situation, l'UDC suisse se mobilise sous l'impulsion de son président.

>> Lire: Yvan Perrin espère un retour à la stabilité au sein de l'UDC romande

Albert Rösti a demandé que soit mis sur pied un cercle de conférences en terres neuchâteloises cette année, sur des thèmes chers à l’UDC. Les premiers événements ont eu lieu en mars dernier. Tous les conseillers nationaux romands ont été réquisitionnés pour tenter de sauver cette section cantonale moribonde, secouée par des querelles personnelles.

Les turbulences avaient débuté avec l'exclusion de Raymond Clottu, unique représentant de l’UDC neuchâteloise à Berne. Il y a eu ensuite la débâcle aux élections cantonales 2017 puis des départs successifs à la présidence. "On ne pouvait pas rester les bras croisés", résume un membre de la direction du parti.

Le fédéralisme cher à l'UDC mis à mal?

Les statuts du parti stipulent que "les sections cantonales disposent d’une totale autonomie juridique, organisationnelle et politique". Mais Albert Rösti se défend de tout interventionnisme. Il s’agit uniquement, dit-il, de "remobiliser la base" et de recruter de nouveaux membres - sur le modèle de ce que l’UDC fait en Suisse alémanique avec les événements "SVP bi de Lüt" (l'UDC auprès de la population): un apéritif, des discours et l’exposé d’un élu national.

Le Vaudois Jean-Pierre Grin sera par exemple à Buttes, dans le Val de Travers, fin septembre. Il y dissertera sur l’avenir des petits agriculteurs en Suisse.

Crainte d'une contagion à d'autres sections

Cette opération de communication doit faire oublier les bisbilles internes et permettre de regagner la confiance des électeurs. C'est aussi une question d'image, soulignent plusieurs élus fédéraux qui craignent que les dissensions en terres neuchâteloises cassent la dynamique dans d'autres cantons.

Mais l'organisation de ces événements ne suffira sans doute pas à convaincre la population. Si l'UDC veut éviter de ternir son bilan électoral romand en perdant un siège à Neuchâtel, elle devra mettre fin aux querelles intestines qui plombent sa section neuchâteloise. Il s'agira aussi de reconstituer une structure administrative. "Si j’étais président, je les convoquerais tous!", lance un élu vaudois.

Pietro Bugnon/oang

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