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La société de navigation du lac de Neuchâtel devrait être dépolitisée

La LNM doit se trouver un administrateur professionnel. [Thomas Delley - Keystone]
Les cantons veulent dépolitiser la société de navigation du lac de Neuchâtel / La Matinale / 2 min. / le 23 octobre 2017
Neuchâtel, Vaud et Fribourg veulent dépolitiser le conseil d'administration de la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat, a appris la RTS. L'urgence est de renflouer sa caisse de pension et de réformer sa gestion.

Les gros couacs de la présidence du socialiste Olivier Arni, à la tête de la compagnie subventionnée par les trois cantons, semblent avoir sonné la fin d'une tradition qui voulait que la barre soit tenue par un élu de la Ville de Neuchâtel.

Ce ne sera plus le cas, puisque le but désormais est de trouver un administrateur professionnel. Président par intérim, le Fribourgeois Pascal Aeby le confirme: "S'il peut prendre la présidence en ayant plusieurs casquettes, notamment une expérience confirmée en gestion d'entreprise, peut-être aussi une personnalité qui a du temps et des idées pour épauler le directeur actuel sous l'aspect marketing, ce serait la perle rare", explique-t-il.

Un nouvel audit de la LNM

La succession d'Olivier Arni doit se régler le 13 décembre déjà, lors d'une assemblée générale extraordinaire. A cette occasion, un nouvel audit devrait finir de démontrer que la société de navigation a d'autres problèmes, dont la recapitalisation de sa caisse de pension et le renouvellement de sa flotte.

De quoi se demander si l'entier du conseil d'administration ne doit pas se remettre en question: "Le conseil in corpore a sa responsabilité dans la situation actuelle", reconnaît Pascal Aeby. "Mais il faut dire qu'il travaille aussi pour mettre la société à l'abri, qu'elle puisse perdurer. Une des mesures qu'on a eues, c'est d'avoir un nouveau directeur. On est très confiants pour aller de l'avant."

Le départ de l'ancien directeur comme fusible?

Pour cela, il faudra encore régler le cas de l'ancien directeur, Jean-Jacques Wenger. Généreusement augmenté puis brutalement licencié, il réclame désormais neuf mois d'indemnités. Et surtout, il tient à démontrer qu'il a servi de fusible: "On va expliquer qu'il y avait des carences - qui à mon avis existent toujours - au niveau du conseil d'administration. Et qu'on a essayé de les mettre sur le dos de mon client", confirme son avocat Georges Alain Schaller.

Pour éviter que le déballage ne se poursuive, un arrangement pourrait être négocié avec l'ancien directeur. Une fois tous ces obstacles franchis, une stratégie d'avenir pourra être soumise à la Confédération afin d'obtenir une concession de navigation durable et non plus provisoire.

Ludovic Rocchi/oang

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