Modifié le 01 avril 2017

A Neuchâtel, lutte entre 16 candidats pour cinq sièges au Conseil d'Etat

Les actuels membres du Conseil d'Etat (de gauche à droite: Alain Ribaux, Laurent Favre, Jean-Nathanaël Karakash, Laurent Kurth, et Monika Maire-Hefti) partent favoris.
Les actuels membres du Conseil d'Etat (de gauche à droite: Alain Ribaux, Laurent Favre, Jean-Nathanaël Karakash, Laurent Kurth, et Monika Maire-Hefti) partent favoris. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Seize candidats - dont les cinq ministres actuels - seront en lice pour les cinq sièges du Conseil d'Etat neuchâtelois lors de l'élection du 2 avril. Au Grand Conseil, la droite ambitionne de conserver sa majorité.

A Neuchâtel, les cinq conseillers d'Etat actuels veulent prolonger leur mandat. Malgré les difficultés rencontrées sur les dossiers concernant la politique hospitalière et les enseignants, les pronostics leur sont favorables.

Un sondage commandé par la RTS et publié mercredi dernier donnait en effet Jean-Nat Karakash (PS) en tête des intentions de vote pour le 1er tour de l'élection du 2 avril devant les quatre autres membres du Conseil d'Etat sortant.

>> Lire: Les cinq ministres neuchâtelois sortants pointent en tête du sondage RTS

L'UDC face à un triple apparentement

Le PLR tentera toutefois de reprendre la majorité au gouvernement, perdue en 2013. Il a choisi un triple ticket: aux deux ministres actuels Laurent Favre et Alain Ribaux s'ajoute la conseillère communale de Cornaux Isabelle Weber-von Kaenel.

Le PDC a désigné comme candidat Vincent Martinez, conseiller général à Val-de-Ruz et directeur des Perce-Neige. Le Parti vert'libéral, pour sa part, ne présente aucun candidat. Ces trois partis ont conclu un apparentement.

De son côté, l'UDC souhaite reconquérir le siège gagné par Yvan Perrin en 2013, puis perdu un an plus tard après la démission de celui-ci. Elle lance trois candidats dans la course: le député au Grand Conseil et ancien conseiller communal chaux-de-fonnier Jean-Charles Legrix, ainsi que le député Stephan Moser et le président du Grand Conseil Xavier Challandes.

Front commun à gauche, sans le POP

A gauche, les socialistes ont désigné leurs ministres Laurent Kurth, Jean-Nathanaël Karakash et Monika Maire-Hefti. Les Verts ont choisi Fabien Fivaz, député au Grand Conseil. Quant à Solidarité, son candidat est Dimitri Paratte, conseiller général à Neuchâtel.

Ces trois partis ont conclu un apparentement, qui se fera sans le Parti ouvrier populaire (POP). Ce dernier fait cavalier seul, jugeant que le PS ne défend pas suffisamment les valeurs de gauche. Son candidat est Nago Humbert, fondateur de Médecins du monde Suisse.

Liste du "vote blanc"

Le 2 avril prochain, les Neuchâtelois auront également la possibilité de voter pour une "Liste pour la reconnaissance du vote blanc", regroupant Michèle Griffon (enseignante), Morgan Aeby (employé de commerce) et Valérie Griffon (étudiante).

rens/ats

Publié le 01 mars 2017 - Modifié le 01 avril 2017

Maintien de la majorité de droite au Grand Conseil?

Pour le Grand Conseil, pas moins de 495 candidats se disputeront les 115 sièges, un nombre en hausse par rapport aux dernières élections.

Actuellement, la droite y est majoritaire. Le Parlement est composé de 35 PLR, 20 UDC, 1 PDC, 5 Vert'libéraux, 33 PS, 12 Verts et 9 POP-Solidarités.

La gauche veut conquérir la majorité au Grand Conseil. Mais elle part affaiblie en raison de l'absence d'un apparentement entre les socialistes et le POP. La gauche alternative a refusé d'apparenter ses listes, estimant que ce parti ne défendait pas assez les valeurs de gauche.

Après le premier tour du dimanche 2 avril, un second tour pour l'élection au Conseil d'État est fixé au 23 avril.