Modifié le 06 mai 2015

Leader des Vert'libéraux neuchâtelois, Raphaël Grandjean quitte la politique

Les Vert'Libéraux Neuchatelois ont été fondés lundi soir
Le président des Vert'libéraux neuchâtelois abandonne ses mandats politiques Le 12h30 / 1 min. / le 23 septembre 2013
Fondateur, figure de proue et président des Vert'libéraux neuchâtelois, Raphaël Grandjean a annoncé par un communiqué qu'il abandonnait tous ses mandats politiques après des ennuis de santé.

En deux ans à peine, l'homme a marqué la vie politique de son canton et pouvait nourrir de grandes ambitions. Passionné, hyperactif, soucieux de sortir des clivages gauche-droite, Raphaël Grandjean a fondé la section cantonale des Vert'libéraux en novembre 2012 et sa formation a décroché déjà 5 sièges aux élections neuchâteloises de mai 2013 - assez pour jouer le rôle de pivot dans un hémicycle très clivé.

Nombre d'observateurs considéraient ce libéral social, brillant tribun, comme un candidat très sérieux à l'exécutif cantonal en 2017.

Un danger pour son jeune parti

Mais cet entrepreneur de 40 ans, impliqué dans une dizaine de sociétés, a connu récemment une alerte de santé qui l'a contraint à faire des choix. A 40 ans, il entend privilégier son rôle d'entrepreneur et sa famille. Même s'il pourra toujours rebondir, son départ représente un danger pour son très jeune parti - dont il était l'indéniable fer de lance.

Leader charismatique, très à l'aise avec les médias, il dit espérer que son retrait apportera un renouveau à sa formation et facilitera ses rapports avec le PLR. Il n'empêche: même si comparaison n'est pas raison, on peut craindre pour les Verts'libéraux neuchâtelois un scénario semblable à celui d'une UDC privée d'Yvan Perrin: le retour à une moindre visibilité.

Roger Guignard/oang

Publié le 06 mai 2015 - Modifié le 06 mai 2015