Modifié le 18 août 2013 à 22:14

Perquisitions "justifiées" dans l'affaire de plagiat de l'Université de Neuchâtel

Pierre Aubert, procureur général du canton de Neuchâtel.
Pierre Aubert, procureur général du canton de Neuchâtel. [Jean-Christophe Bott - ]
Dans le cadre de l'affaire de plagiat de l'Université de Neuchâtel, le procureur général du canton, Pierre Aubert, a affirmé à la RTS qu'il soutenait les perquisitions menées notamment au domicile d'un journaliste.

De retour de vacances, le procureur général du canton de Neuchâtel Pierre Aubert a affirmé pour la première fois à la RTS qu'il soutenait le procureur Nicolas Aubert, qui a ordonné les perquisitions en lien avec l’affaire de plagiat de l'Université (Lire: L'enquête à la faculté de sciences économiques de Neuchâtel est mise en cause ).

Il affirme que ces actions à l'université et chez un journaliste étaient nécessaires pour identifier le ou les auteurs des fuites concernant des dysfonctionnements à la faculté de sciences économiques. Il reconnaît ainsi que l'objectif de ces visites était de trouver le nom de ceux qui ont alerté la presse sur certaines irrégularités ces derniers mois.

Au sujet de l'indignation causée par la perquisition du domicile du journaliste du Matin, Pierre Aubert a affirmé qu'il s’agissait d’un réflexe corporatiste du monde des médias. Lire: Perquisitions dans l'affaire de plagiat de l'Université de Neuchâtel

Virginie Pilault/hend

Publié le 18 août 2013 à 19:10 - Modifié le 18 août 2013 à 22:14

Rappel des faits

La police neuchâteloise a perquisitionné le 13 août dernier le domicile de Ludovic Rocchi, journaliste pour Le Matin, qui avait révélé l'affaire de plagiat de l'Université de Neuchâtel.

D'autres perquisitions ont été menées, notamment au domicile d'un professeur de la Faculté de sciences économiques.

Les policiers n'ont toutefois pas pu entrer dans la maison de l'enseignant en raison de l'absence de celui-ci.