Modifié le 08 juillet 2013 à 20:50

L'enquête à la faculté de sciences économiques de Neuchâtel est mise en cause

L'UNINE, l'Université de Neuchâtel.
L'Université de Neuchâtel fait face à divers cas de pratiques douteuses. [Sandro Campardo - ]
A Neuchâtel, des voix s’élèvent pour remettre en cause la manière dont l’enquête sur la faculté de sciences économiques a été menée. Certaines personnes entendues affirment que les questions étaient dirigées, selon la RTS.

Depuis plus d’une année, des rumeurs évoquent des problèmes de mobbing, d’absentéisme, de collaborations extérieures, de plagiat et de pratiques douteuses dans l’attribution des diplômes à la faculté des sciences économiques de l’Université de Neuchâtel. Un professeur a été mis en cause, notamment pour plagiat.

A l’automne, le Conseil de l’Université a ouvert une enquête et trois personnes ont auditionné 25 collaborateurs ou ex-collaborateurs de la faculté. Problème: certains ont eu le sentiment que l’entretien était dirigé, orienté, a appris la RTS.

Des paroles trop résumées

Philippe Kitsos, un avocat de La Chaux-de-Fonds, explique: "Mon client m’a contacté. Il était assez paniqué. Le procès-verbal qui a été tenu de son audition ne correspondait pas à ce qu’il avait exactement dit: là, c’était une sorte de résumé, d’analyse qui avait déjà été faite de ses propos. Et ça, c’est inacceptable."

Et de préciser: "Mon client n’a pas du tout apprécié qu’on lui prête les paroles qu’il y aurait eu des clans. Il n’a jamais dit ceci, et  pourtant c’est écrit noir sur blanc dans le procès-verbal…"

Dans une lettre recommandée au président de la commission d’enquête, l'avocat signale que son client ne signera pas le PV qu’on lui a présenté plus de trois semaines après l’audition. Il demande que le texte ne soit pas versé au dossier. Selon nos informations, la déposition de son client figure pourtant bel et bien dans le rapport final.

Virginie Pilault

Publié le 08 juillet 2013 à 18:20 - Modifié le 08 juillet 2013 à 20:50

No comment politique

Au Conseil de l’Université, comme au Conseil d’Etat neuchâtelois, on refuse de s’exprimer sur ce dossier.

Cette enquête préliminaire est censée servir de base à deux enquêtes administratives diligentées par le Conseil d’Etat, qui attend un résultat à la fin de ce mois. Une base qui apparaît aujourd'hui bien fragile.