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L'auteur du féminicide de Peseux en 2021 condamné à 14 ans de prison

Vue sur la ville de Neuchâtel. [Stefan Meyer - Keystone]
L'auteur du féminicide de Peseux en 2021 condamné à 14 ans de prison / Le Journal horaire / 25 sec. / le 24 janvier 2023
Le Tribunal criminel du Littoral et du Val-de-Travers a condamné l'auteur du féminicide du 22 avril 2021 à Peseux (NE) à 14 ans de prison pour meurtre et à une expulsion du territoire suisse de 15 ans. Le meurtrier avait assené 23 coups de couteau à sa femme, âgée de 34 ans, lors d'une dispute conjugale.

L'accusé, d'origine érythréenne tout comme sa victime, s'en était pris à elle après le départ des trois enfants du couple pour l'école.

La Cour a retenu que le prévenu avait intentionnellement donné la mort à son épouse. "Le nombre de coups et les endroits frappés ne laissent pas de place au doute", a expliqué mardi le président du tribunal, Niels Favre.

Le tribunal n'a pas retenu l'humiliation dont aurait été victime le prévenu, ni le fait que sa femme l'ait poussé à bout et encore moins l'histoire du sort jeté par un marabout commandité par la victime. La capacité de discernement de l'accusé était intacte.

Expulsé du territoire

Les juges sont convaincus que le prévenu ment lorsqu'il dit ne pas se souvenir de ce qu'il s'est passé. Le meurtrier est passé à l'acte parce que la victime refusait de reprendre une relation conjugale avec lui.

A l'issue de la peine, l'accusé sera expulsé pour une durée de 15 ans du territoire suisse. Ce dernier, qui a servi 12 ans dans l'armée érythréenne et qui l'a désertée, a déclaré qu'il sera en danger s'il est expulsé en Erythrée après sa détention.

Le prévenu a également été condamné à verser 35'000 francs pour chacun des trois enfants du couple pour tort moral.

Regroupement familial à "contre-coeur"

Le prévenu est arrivé en Suisse dans le cadre d'un regroupement familial, un peu plus d'un mois avant le meurtre. La victime, âgée de 34 ans et qui était en Suisse depuis 2017, avait fait "des démarches à contre-coeur" pour ce regroupement et uniquement pour qu'il soit plus proche des enfants.

L'audience s'est déroulée à huis clos partiel. Une très forte affluence était attendue et le tribunal voulait préserver la tranquillité et la sécurité de l'audience. "Il fallait aussi respecter la vie privée des enfants", a expliqué le président du tribunal. Ces derniers, toujours mineurs, ont été dispensés de comparaître.

ats/lan

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