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Vers une interdiction des "thérapies de conversion" à Neuchâtel

Neuchâtel revoit son dispositif pour gérer les conflits en zone urbaine. [Laurent Gillieron - Keystone]
Vers une interdiction des "thérapies de conversion" à Neuchâtel / Le Journal horaire / 30 sec. / le 26 janvier 2022
Après plusieurs cantons romands, Neuchâtel veut aussi empêcher à son tour les thérapies visant à modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'un tiers. Le Grand Conseil a accepté mercredi à une très large majorité une motion des groupes VertPOP et socialiste.

"Le Conseil d'Etat partage l'effroi que ces pratiques dangereuses puissent encore exister", a déclaré la conseillère d'Etat Florence Nater, en charge de la cohésion sociale. Le gouvernement a toutefois proposé un amendement pour ne pas l'obliger à légiférer fermement sur ce sujet.

Les groupes VertPOP et socialiste se sont opposés à cet amendement qui "enlève à la motion sa portée". Au final, celui-ci a été accepté par 44 oui, 41 non et 9 abstentions.

Le Conseil d'Etat a rappelé que, selon le Conseil fédéral, la législation actuelle permet déjà de protéger la population contre de telles pratiques. Ces dernières sont déjà "une violation des devoirs professionnels qui devrait être sanctionnée par les autorités cantonales de surveillance dès qu'elle est connue".

Evaluer les besoins

"Aucun canton n'a encore formellement légiféré" sur le sujet, a expliqué Florence Nater. "On veut privilégier l'approche métier et aller à la rencontre des juristes, médecins, services sociaux et des milieux religieux pour faire un diagnostic, de la prévention et évaluer les besoins de protection. Et cela sans exclure une adaptation législative dans le futur", a-t-elle ajouté.

En Suisse, environ 14'000 personnes seraient concernées par ces "thérapies". Un médecin homéopathe pratiquant dans les cantons de Genève et de Vaud proposait en 2018 de "guérir de l'homosexualité". En 2020, un psychiatre dispensait ces "thérapies" à Schwyz. Elles seraient aussi pratiquées dans des milieux religieux.

ats/gma

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Motion pour abolir les rentes à vie des conseillers d'Etat

Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté mercredi une motion interpartis qui veut mettre fin au régime des rentes à vie des conseillers d'Etat en les rattachant à la caisse de pension de l'Etat. Le texte n'a pas fait l'objet d'oppositions.

La motion projette que des prestations de sortie et des indemnités en fonction de l'âge et de la durée du mandat du conseiller d'État soient prévues. Selon le texte, la grande majorité des cantons et toutes les communes neuchâteloises ont supprimé le régime des rentes à vie pour les membres de leur exécutif et veillé à offrir à leurs élus de bonnes conditions de rémunération.

"Loi dépassée"

"Nous pensons qu'il est temps de réviser totalement une loi qui est dépassée et de promouvoir un règlement mieux adapté à la situation actuelle, à savoir des mandats plus courts et un âge moyen moins élevé, tout en permettant à la fonction exécutive de demeurer suffisamment attractive", peut-on lire dans le texte de la motion.