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A Neuchâtel, le Grand Conseil se saisit des cas d'intoxication au GHB

Gros plan sur une main mettant une pilule dans verre de cocktail. [monkeybusiness - Depositphotos]
A Neuchâtel, le Grand Conseil se saisit des cas d'intoxication au GHB / La Matinale / 1 min. / le 3 décembre 2021
Après des cas suspects d'intoxication au GHB dans le canton de Neuchâtel, le Grand Conseil s'empare de la question. Deux interpellations ont été déposées par le groupe VertPOP et l'UDC. Le Conseil d'Etat est appelé à agir, mais la réponse attendue n'est pas la même à gauche et à droite de l'échiquier politique.

Une soirée à La Chaux-de-Fonds fin octobre a alerté sur des possibles cas d'intoxication au GHB, surnommé la "drogue du violeur". Le mois dernier, des femmes ont déclaré s'être senties mal dans l'établissement de la Case à Chocs à Neuchâtel. Faute d'analyse de sang, aucune preuve n'a pu être fournie.

La thématique est néanmoins omniprésente, jusque dans les instances politiques. La gauche veut s'emparer de la question et réclame plus de moyens. "Les boîtes de nuit et les bars peuvent déjà mettre en place un certain nombre de moyens, mais l'Etat a un rôle à jouer au niveau de la prévention et au niveau financier", estime Cloé Dutoit, députée verte au Grand Conseil neuchâtelois.

Elle mentionne notamment le lancement d'une campagne d'affichage dans les lieux concernés, la formation du personnel des établissements de nuit ou encore l'instauration de protections réutilisables pour les verres.

Plus de répression pour la droite

Si la prévention est importante, l'UDC considère de son côté que la justice doit se montrer plus ferme envers les trafiquants de drogues. Le parti demande également une analyse des moyens de lutte déployés sur le terrain.

"Tant qu'il y aura une facilité d'accès à des drogues, et notamment au GHB, on ne pourra pas parler d'une société qui vit sereinement", avance Niels Rosselet-Christ, chef de l'UDC au Grand Conseil. "On est contraint d'aller vers plus de répression pour que les lieux de fête redeviennent plus sereins."

Selon la police neuchâteloise, le GHB n'est pas une drogue très répandue dans le trafic de rue. La police va désormais renforcer sa présence de manière discrète sur lieux de fête pour évaluer plus précisément la situation.

Romain Bardet/iar

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