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La baignade est à nouveau autorisée dans le lac de Neuchâtel

La baignade est à nouveau admise dans le lac de Neuchâtel mais la prudence reste de rigueur. [RTS]
La baignade est à nouveau admise dans le lac de Neuchâtel mais la prudence reste de rigueur. / 19h30 / 1 min. / jeudi à 19:30
La lente décrue engagée sur les lacs de Neuchâtel et de Bienne permet d'assouplir les restrictions. La baignade est à nouveau autorisée sur territoire neuchâtelois, mais la navigation reste proscrite, y compris sur le lac de Morat.

La décision d'autoriser à nouveau la baignade se fonde sur des échantillons d’analyse microbiologique des eaux réalisés sur quelques plages, a indiqué jeudi la Chancellerie d'Etat du canton de Neuchâtel. Aucune pollution notoire de l’eau du lac n’a été mise en évidence.

Le constat n’exclut toutefois pas que, par endroits, l’eau soit localement souillée. Un avis de prudence est dès lors émis. Bien que le soleil soit présent, la prudence reste de mise pour la population, ont averti les autorités neuchâteloises dans leur communiqué.

Certaines rives restent dangereuses

Un danger réel de chute d’arbres subsiste dans les zones arborisées inondées, en particulier lors d’épisodes venteux. En raison des risques de blessures ou de noyade (vagues, courants, passerelles et chemin inondés et obstacles) et de problèmes liés à l’évacuation des eaux usées, l’accès à certaines rives reste dangereux.

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Les autorités demandent en conséquence de respecter les éventuelles consignes et restrictions des communes riveraines. Par ailleurs, la navigation - à l'exception des activités professionnelles - demeure interdite pour des raisons de sécurité, en coordination avec les autorités vaudoises et fribourgeoises.

La lente décrue, 5 centimètres environ en 24 heures jeudi, n'empêche pas les dangers lacustres aux abords des rives et des berges. Et les vagues qui seraient générées par le trafic de bateaux pourraient créer des dégâts supplémentaires sur les rives et dans les ports, ainsi que de nouvelles inondations.

Restrictions aussi sur territoire fribourgeois

Au-delà, l’interdiction de naviguer vaut également pour le lac de Morat et le canal de la Broye qui le relie au lac de Neuchâtel, a indiqué de son côté l'Etat de Fribourg. La mesure est prolongée jusqu’à révocation par le Conseil d’Etat. La baignade reste déconseillée, voire interdite par endroits sur territoire fribourgeois.

Les autorités fribourgeoises relèvent que l’interdiction de naviguer a bien été respectée depuis le 16 juillet. Seules trois dénonciations ont été transmises à l’autorité compétente pour non-respect de l'arrêté. Des rappels à la loi ont été délivrés aux personnes tentant de pratiquer du kitesurf ou du stand up paddle.

Pour les lacs de la Gruyère et de Schiffenen, la situation permet en revanche une levée immédiate de l'interdiction. La situation reste toutefois critique, malgré la décrue qui a débuté. Il est recommandé à la population de rester vigilante et de respecter les restrictions et recommandations des autorités.

ats/oang

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L'Aar partiellement navigable samedi

La navigation sera aussi à nouveau possible dès samedi matin sur l'Aar, entre Thoune et le lac de Bienne, ont indiqué jeudi les préfets des régions concernées.

En revanche, la baignade et la navigation dans le canal de Nidau-Büren, en aval du lac ainsi que dans l'Aar depuis le lac de Bienne en direction de Soleure sont toujours interdites.

Les autorités recommandent la plus grande prudence sur l'Aar. Il est fortement recommandé d'éviter les tronçons au centre de Thoune en raison de travaux à la piscine de Schwäbis, celui au-dessus de l'Uttigenschwelle où le lit de la rivière a considérablement changé et l'Aar entre le barrage de la Lorraine et le pont de Felsenau à Bremgarten.

Les cultures bio ont-elles davantage subi les intempéries en Suisse?

Face aux intempéries de ces dernières semaines, l'état des cultures suisses inquiète. Outre les retards de calendrier sur les légumes d'automne, les agriculteurs ont dû traiter à tour de bras face à la prolifération de limaces et autres champignons, laissant craindre également un impact sur les sols.

Cédric Guillod, vigneron-encaveur à Praz-Vully (FR) et membre du comité de Bio Suisse, explique jeudi dans Forum que les cultures conventionnelles et biologiques ont été touchées de manière similaire par les inondations. "Mais les pesticides biologiques, comme le cuivre ou le soufre, sont plus rapidement lessivés par la pluie", estime-t-il. "Donc dès qu'il pleut une vingtaine de millimètres, la vigne n'est plus protégée".

En agriculture biologique, le cuivre est très utilisé comme pesticide pour lutter contre le mildiou. Or, "on sait que scientifiquement, le cuivre n'est pas forcément idéal pour le sol", concède Cédric Guillod. "Mais ce n'est pas parce qu'il y a plus de maladies que l'on va forcément plus traiter. C'est surtout le moment où l'on passe qui est important. Cette année, on a parfois dû passer les traitements trois fois par semaine, mais ça ne veut pas dire qu'on va rajouter du cuivre. On va rester vigilants sur ces doses", détaille-t-il.

Il est en outre encore très difficile de chiffrer les dégâts. "On fera les comptes à la fin de l'année, pendant les vendanges", déclare Cédric Guillod.

>> L'interview complète de Cédric Guillod dans Forum:

Cédric Guillod, vigneron-encaveur à Praz-Vully (FR), membre du comité de Bio Suisse. [RTS]RTS
Après les intempéries, l’inquiétude des agriculteurs bio: interview de Cédric Guillod / Forum / 6 min. / jeudi à 18:02