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Le Conseil d'Etat neuchâtelois pourrait être entièrement masculin après les élections

Il n'y aura peut-être plus de femme au Conseil d'Etat neuchâtelois après le départ de Monika Maire-Hefti. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Risque d'un Conseil d'Etat neuchâtelois sans femme après les élections / La Matinale / 1 min. / le 19 mars 2021
Et si le gouvernement neuchâtelois ne comptait plus aucune femme après le 18 avril? Neuf candidates tentent de succéder à la socialiste Monika Maire-Hefti, seule femme en poste actuellement à l'exécutif, mais une seule, sa collègue de parti Florence Nater, a de réelles chances d'être élue.

Concernant ces élections cantonales, si les jeux sont loin d'être faits, la crainte du syndrome valaisan - cinq hommes au gouvernement - suscite le malaise.

Les comptes semblent en effet vite effectués: la réélection des trois sortants, les libéraux-radicaux Laurent Favre et Alain Ribaux et le socialiste Laurent Kurth, paraît acquise. Il reste ainsi deux places à prendre, celles laissées vacantes par les socialistes Monika Maire-Hefti et Jean-Nathanaël Karakash.

Trois candidats solides à gauche briguent ces postes: les socialistes Florence Nater et Frédéric Mairy et Roby Tschopp, seul candidat des Verts. Une personne "de trop", si l'on ose dire ainsi...

Pas le bon moment pour une femme écologiste

La présidente des Verts, Christine Ammann, invoque le poids des circonstances. "Chez nous, nous avions une personne qui avait tous les atouts pour prendre cette fonction, c'est Roby Tschopp, c'est un homme. Nous avons aussi approché des femmes extrêmement compétentes et qui avaient des très bonnes cartes. Malheureusement, pour elles, ce n'était pas le bon moment pour s'engager", a-t-elle expliqué vendredi dans La Matinale.

Du côté du Parti socialiste, le président Romain Dubois affiche sa bonne conscience. Florence Nater est une très bonne candidate. Le PS a répondu présent. "J'aimerais rappeler aujourd'hui que ce n'est pas à chaque fois la responsabilité du PS d'assurer la parité dans les organes dirigeants. Nous avons fait notre boulot: nous avons présenté une femme, qui a des chances, qui a les qualités requises pour être élue à cet exécutif".

Une femme PLR aussi en lice

Dans les rangs du PLR, le président Fabio Bongiovanni estime, lui aussi, avoir fait le "job" en présentant une femme. Et d'estimer qu'un gouvernement sans femme "serait problématique. Ce serait ne pas avoir une certaine vision de la société, et donc, ce serait vraiment regrettable". Et d'ajouter que le PLR propose une candidature féminine, dynamique, des Montagnes, et nous espérons donc qu'elle sera élue".

Mais l’espoir que Chrystel Graf, vice-présidente du parti, soit élue paraît tout de même très faible. Alors, suspense: depuis 1997 et l’arrivée de la socialiste Monika Dusong, il y a toujours eu au moins une femme au Conseil d’Etat neuchâtelois.

Sujet radio: Roger Guignard

Adaptation web: Jean-Philippe Rutz

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