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Le Grand Conseil neuchâtelois veut mieux protéger le Creux-du-Van des cyclistes

Le Creux-du-Van, théâtre du drame, ce 14 août 2015. [STEFFEN SCHMIDT]
Le Grand Conseil neuchâtelois veut mieux protéger le Creux-du-Van des cyclistes / Le Journal horaire / 20 sec. / mardi à 21:00
Le Grand Conseil neuchâtelois a approuvé mardi deux recommandations en lien avec la préservation du site exceptionnel du Creux-du-Van. Ils veulent notamment des mesures pour faire respecter la réglementation sur la circulation cycliste.

"La pression sur le site s'est accrue avec la pandémie", s'alarme la Verte Doris Angst dans sa recommandation, approuvée par 70 voix contre 42. Le Creux-du-Van accueille chaque année plus de 100'000 visiteurs, ce qui est "énorme au regard de la fragilité du site".

Selon la députée, la pratique répétée du VTT dans les pâturages du plateau du Soliat détruit sa flore fragile. Elle est d'ailleurs interdite par la loi à cet endroit. Selon elle, "il devient nécessaire de mieux sensibiliser les adeptes du VTT, par exemple par une meilleure signalisation, de manière à éviter les atteintes à la flore fragile des pâturages".

Le conseiller d'Etat Laurent Favre (PLR) a expliqué qu'il était favorable à une signalétique. "Une signalisation ad hoc sur les bonnes conduites est prévue dans le plan d'affectation cantonal mais ce dernier fait l'objet d'une opposition au Tribunal cantonal. Nous avons bon espoir qu'il y ait une décision au printemps".

Augmentation des EPT sur le site

Dans une autre recommandation acceptée de justesse par 53 oui, 52 non et 1 abstention par le Grand Conseil, Doris Angst aimerait que le Conseil d’Etat se donne les moyens adéquats pour une meilleure surveillance du site et une meilleure information du public. La députée aimerait par exemple que le nombre d’EPT de "rangers" augmente.

Le Conseil d'Etat y était opposé. "Il y a sur ce site un ranger employé à 80%, dont 20% payés par le canton de Vaud. Il est soutenu dans sa tâche par un garde-faune et par neuf agents, qui assurent des compétences auxiliaires. Comme les ressources sont suffisantes et les moyens du canton sont limités, il serait démesuré d'augmenter le nombre d'EPT", a plaidé en vain Laurent Favre.

ats/jop

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