Publié le 01 juillet 2019 à 16:29

Neuchâtel veut renforcer son dispositif contre le surendettement

Neuchâtel veut lutter contre le surendettement (image d'illustration).
Neuchâtel renforce son dispositif contre le surendettement Le Journal horaire / 17 sec. / le 01 juillet 2019
Le canton de Neuchâtel veut modifier son dispositif cantonal de lutte contre le surendettement. Objectifs: prévenir les causes d'indigence et d'exclusion sociale et favoriser l'autonomie et l'intégration sociale et professionnelle des personnes dans le besoin.

"Le surendettement représente actuellement un problème social et économique préoccupant. Il affecte, en premier lieu, les individus et leurs familles, mais il prétérite aussi les acteurs économiques, en leur qualité de créanciers, qui doivent faire face à des situations de défaut de paiement", indique lundi le Conseil d'Etat.

884 personnes en 2018

A Neuchâtel, comme ailleurs en Suisse, le nombre de ménages endettés et le volume de ces dettes augmentent depuis plusieurs années. En 2018, 884 personnes étaient suivies dans le canton par un service de désendettement de Caritas ou du Centre social protestant. Le nombre de dossiers suivis se monte à 416, dont 192 nouveaux.

Le cumul des dettes des cas ouverts en 2018 se monte à 190'000 francs, par dossier. La moyenne par ménage est de 59'000 francs.

Détection précoce

Des mesures seront mises en place pour renforcer la sensibilisation et la prévention, pour détecter précocement la problématique et pour adapter le dispositif de conseil et soutien à l'assainissement de la situation financière et au désendettement. Le programme de sensibilisation sera ainsi étendu à l'ensemble des élèves de 2e année des écoles professionnelles et des lycées du canton. Les jeunes seront aussi sensibilisés à leur devoir de contribuable.

Un autre public sera ciblé: les chômeurs puisqu'une perte d'emploi signifie une diminution de 20 à 30% du revenu.

Le nouveau dispositif financier entraîne un surcoût financier pour le canton de 273'000 francs en 2021 et de 173'000 francs les années suivantes.

Le Conseil d'Etat veut "prendre l’avis des nombreux milieux intéressés. C’est pourquoi, un avant-projet de rapport est soumis en procédure de consultation depuis lundi et jusqu’au 6 septembre", précise-t-il.

ats/lan

Publié le 01 juillet 2019 à 16:29