Modifié le 13 avril 2019 à 13:49

Neuchâtel veut supprimer quatre filières de formation technique

L'école technique du Centre professionnel du Littoral neuchâtelois.
Neuchâtel veut supprimer quatre filières de formation technique à l'école Le Journal horaire / 1 min. / le 13 avril 2019
Le canton de Neuchâtel veut supprimer quatre filières de formation technique à plein temps au Centre professionnel du littoral neuchâtelois dès la rentrée de septembre. La décision inquiète les professionnels de la branche.

Dans une lettre adressée vendredi à la conseillère d'Etat Monika Maire-Hefti, en charge de l'Education, la Fédération suisse des professionnels de la mécanique estime que la formation professionnelle est en danger. Au moins une classe de polymécaniciens et de dessinateurs industriels doit être maintenue, demandent les associations professionnelles.

Dans ces domaines-là, les futurs élèves pourraient en effet être privés d'une formation complète au sein de l'école. Pour des raisons économiques, le gouvernement neuchâtelois souhaite à l'avenir plutôt privilégier les CFC en formation duale (apprentissage). Les élèves devront donc s'inscrire en mode dual, avec au moins une partie de la formation donnée en entreprise.

"Aggraver la pénurie"

De quoi affaiblir un peu plus le secteur secondaire, selon Antonio Legaz, président central de la Fédération suisse des professionnels de la mécanique. "Concernant les filières de formation, il ne peut y avoir que moins d'apprentis. Et je crains aussi que cela menace les formations des Ecoles supérieures et des Hautes écoles", déplore-t-il.

"Nous sommes dans une période de pénurie de personnel qualifié dans nos entreprises: ce type de décision ne peut qu'empirer la situation", estime-t-il encore.

L'organisation faîtière se dit ouverte à un débat pour exposer ses préoccupations aux autorités. Dans ses positions actuelles, l'Etat de Neuchâtel estime que ces quatre filiales ne répondent plus à un besoin essentiel du tissu économique: les jeunes en formation duale réussiraient plus facilement à s'insérer sur le marché du travail.

Julien Bangerter/kkub

Publié le 13 avril 2019 à 09:40 - Modifié le 13 avril 2019 à 13:49