Modifié le 22 janvier 2019 à 17:11

Neuchâtel s'insurge contre la reconversion de Jean-Jacques Wenger

Le MS Ville de Neuchâtel.
La ville de Neuchâtel s'insurge contre la nomination de Jean-Jacques Wenger Le 12h30 / 1 min. / le 22 janvier 2019
La Ville de Neuchâtel s'insurge contre la nomination de Jean-Jacques Wenger à la tête d'une association de réinsertion. L'ex-directeur de la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat (LNM) est toujours visé par une enquête pénale.

Jean-Jacques Wenger avait défrayé la chronique en 2017 pour avoir obtenu une augmentation de salaire rétroactive de la part du président de la LNM, l'élu socialiste de Neuchâtel Olivier Arni. Ce dernier avait fini par démissionner à cause de cette affaire.

Aujourd'hui encore, Jean-Jacques Wenger est sous le coup d'une procédure pour gestion déloyale, puisqu'il se serait aussi accordé une prime de 10'000 francs. Les autorités neuchâteloises se disent donc surprises de voir celui qui a causé tant de remous revenir à la tête d'une institution locale.

Rupture de confiance

Les Ateliers Phénix, association de réinsertion fondée à l'initiative de la ville, ont malgré tout choisi Jean-Jacques Wenger à leur tête, avec une entrée en fonction prévue au 1er février.

Les relations entre la Ville de Neuchâtel et le comité de ces ateliers sont "désormais entachées d’une rupture de confiance du Conseil communal concernant la gouvernance de cette association" de réinsertion professionnelle, indique mardi la Ville dans un communiqué. Elle analysera dans les prochains jours les conséquences de cette situation.

Etienne Kocher/gma

Publié le 22 janvier 2019 à 16:15 - Modifié le 22 janvier 2019 à 17:11