Modifié le 04 mars 2018 à 16:22

Les Jurassiens refusent d'enfouir des déchets nucléaires à leurs portes

La Nagra est chargée de trouver des solutions de stockage des déchets nucléaires en Suisse.
La Nagra est chargée de trouver des solutions de stockage des déchets nucléaires en Suisse. [Urs Flueeler - KEYSTONE]
Les Jurassiens ont dit non en votation dimanche aux dépôts de déchets radioactifs près de leur frontière et souhaité que la Confédération abandonne l'étude sur les sites prévus dans les cantons d'Argovie et de Soleure.

Les deux sites potentiels, situés en Suisse alémanique (en Argovie et à Soleure), figuraient dans le projet de la Confédération pour l'entreposage des déchets radioactifs en Suisse.

Deux projets refusés

Par 12'382 voix (53,67%) contre 10'687 (46,33%), les Jurassiens ont refusé que le domaine d'implantation "Jura-Est" (AG) continue à être étudié. Ils n'ont donc pas suivi la recommandation du Conseil fédéral et du Gouvernement jurassien qui appelaient à accepter cet objet.

Dans le même temps, ils ont accepté par 16'754 voix (72,96%) contre 6208 (27,04%) que l'étude portant sur le site "Pied sud du Jura" (SO) soit abandonné dans la perspective d'un dépôt en couches géologiques profondes de déchets radioactifs. Sur cette question, les électeurs ont suivi les recommandations des autorités fédérales et cantonales.

La participation s'est élevée à 42,71%.

Peu de débats

Le Gouvernement jurassien regrette ce résultat dans la mesure où il estime nécessaire de trouver une solution satisfaisante au stockage des déchets nucléaires. Il estime que la sécurité à long terme est renforcée en les localisant sur le territoire suisse.

Cette votation a fait l'objet de peu de débats. Sur l'ensemble des partis politiques jurassiens, seuls les Verts n’avaient pas réussi à se départager pour délivrer une consigne de vote unanime.

rens avec ats

Publié le 04 mars 2018 à 14:46 - Modifié le 04 mars 2018 à 16:22

Consultation obligatoire sur le nucléaire

La population jurassienne était appelée aux urnes sur le dépôt de déchets radioactifs, car une loi cantonale exige que le peuple soit consulté pour tout projet lié à l'atome situé à moins de 50 kilomètres de la frontière jurassienne.