Modifié le 26 mai 2017 à 07:13

Une initiative jurassienne s'attaque aux émoluments pour les manifestations

Une initiative cantonale dans le Jura s'élève contre les émoluments facturés aux sociétés.
Une initiative jurassienne s'attaque aux émoluments pour les manifestations Le Journal du matin / 1 min. / le 26 mai 2017
Plus de 80 sociétés jurassiennes ont décidé de s’attaquer aux émoluments facturés par le canton pour l’organisation de manifestations, une initiative cantonale inédite qui va être lancée prochainement dans le Jura.

L'objectif des initiants est que soit reconnu et inscrit dans la loi le rôle primordial que les sociétés concernées jouent dans la vie des villages et du canton.

Tout est parti d’une mesure intégrée dans le plan d’austérité entré en vigueur il y a un peu plus de deux ans, avec à la clé une augmentation considérable du prix des émoluments pour l’organisation de manifestations sportives.

Abandon de certains événements

La conséquence a été l’abandon de certains évènements devenus trop chers à organiser, et même la dissolution d’un groupe de marcheurs qui avait recouru en justice - en vain - contre le tarif qui lui était appliqué.

Après une pétition qui n’a pas eu l’accueil escompté auprès des autorités, et une motion rejetée par le Parlement, un comité d’initiative s’est constitué. Il demande une exception dans la loi pour les sociétés concernées.   

"Quand on organise une petite manifestation, ces émoluments viennent prétériter la vie associative si importante pour les petits villages, pour notre communauté, notre jeunesse, pour l'ensemble de la population jurassienne", explique le président du comité d'initiative, le député chrétien-social indépendant Vincent Hennin.

"Racket"

Les exemples sont nombreux, comme le cas d'une société de gymnastique à Bonfol qui a mis sur pied une petite tombola dans le cadre de la fête du village.

"Représentant le sport et les enfants, nous ne voulions pas vendre d'alcool. Pour notre tombola, nous allons payer beaucoup plus qu'un simple débit de boissons, ce qui est vraiment dommage", regrette Marie-Hélène Bregnard, secrétaire de la société.

A la tête des initiants, Vincent Hennin n’avait pas hésité devant le Parlement à qualifier de racket certains émoluments, dénonçant par là l’opacité de l’administration dans ce domaine.

Gaël Klein/kkub

Publié le 26 mai 2017 à 07:13 - Modifié le 26 mai 2017 à 07:13