Modifié le 08 décembre 2016 à 09:54

Le dernier tronçon de la Transjurane dans le canton du Jura a été ouvert

Le dernier tronçon de 5 kilomètres de la Transjurane a été ouvert au trafic
Le dernier tronçon de 5 kilomètres de la Transjurane a été ouvert au trafic 19h30 / 3 min. / le 05 décembre 2016
Le dernier tronçon de l'autoroute A16 sur territoire jurassien, entre Delémont et Choindez, a été inauguré lundi en présence de la conseillère fédérale Doris Leuthard, presque 30 ans après le début des travaux.

Les automobilistes ont pu emprunter ce tronçon de 4,9 kilomètres juste après le couper de ruban. Ils ont pu alors relier sans quitter l'A16 Boncourt (JU), à la frontière française, à Court (BE), dans le Jura bernois, en 39 minutes contre 51 auparavant.

Mais les usagers devront encore patienter quelques mois avant de parcourir l'A16 sur toute sa longueur, soit 85 km entre Boncourt et Bienne. Côté bernois, l'inauguration du dernier chantier entre Court et Loveresse aura lieu le 3 avril 2017. Le temps de parcours entre le Plateau et la frontière franco-suisse s'élèvera alors à moins d'une heure.

Désenclavement du Jura

Pour les autorités jurassiennes, l'achèvement de la Transjurane permet de désenclaver le canton du Jura avec un accès au Plateau suisse et à la France. Elles espèrent aussi qu'il permettra au canton de prendre un nouveau départ et d'intensifier son développement.

Un désenclavement qui passe aussi par le rail puisque la cheffe du Département fédéral des transports a aussi assisté à la signature d’une convention au sujet de l’exploitation de la ligne qui permettra de relier dans un an le Jura au réseau à grande vitesse en France voisine.

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Moutier et le Jura sont plus proches

Dans son discours, Doris Leuthard a estimé que l'A16 "est liée à l'histoire du canton du Jura" et a salué l'attitude du Jura qui a su se battre pour ne pas rester à l'écart des grands axes de communication.

"Le 5 décembre est historique pour le canton du Jura qui attendait son autoroute depuis des lustres", a de son côté déclaré le président du Gouvernement jurassien Charles Juillard. "C'est l'aboutissement de l'un des combats pour désenclaver le Jura", a ajouté le ministre en rendant hommage à l'opiniâtreté des Jurassiens.

Les maires de Delémont Damien Chappuis et de Moutier (BE) Marcel Winistoerfer ont eux souligné que l'ouverture de cet axe allait encore rapprocher les deux villes, désormais à moins de 10 minutes par l'A16. Les deux élus y voyaient un symbole fort à quelques mois du vote de Moutier sur son appartenance cantonale.

Gaël Klein/ats/hend

Publié le 05 décembre 2016 à 13:00 - Modifié le 08 décembre 2016 à 09:54

Pour un coût de 6,5 milliards

Le principe de la construction d'une route nationale de Boncourt à la Roche Saint-Jean, à la frontière bernoise, a été accepté par les Jurassiens en votation populaire le 7 mars 1982, peu après l'entrée en souveraineté. Le premier coup de pioche a été donné à Saint-Ursanne le 23 septembre 1987.

La Transjurane aura coûté plus de 6,5 milliards de francs. Si l'A16 a coûté cher, c'est parce qu'elle se faufile dans une géographie tourmentée qui a exigé la construction de nombreux ouvrages comme des tunnels, des galeries et des viaducs. Certains percements ont aussi été confrontés à une géologie délicate et instable.