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A Courfaivre (JU), une ancienne usine se rêve haut lieu culturel

L'association "Aux Arts!" exposera dans les anciens locaux de l'usine Condor à Courfaivre (JU). [Gaël Klein - RTS]
A Courfaivre (JU), une ancienne usine se rêve haut lieu culturel / La Matinale / 1 min. / le 25 avril 2022
Après avoir vu naître entre ses murs des motos et des vélos militaires, l'ancien fleuron de l’industrie jurassienne Condor à Courfaivre (JU) va désormais abriter des expositions. L'usine est appelée à devenir un haut lieu de la scène culturelle.

Le propriétaire des lieux et ancien directeur de l'usine Condor, Rainier Biétry, s'est uni avec visarte.jura, qui regroupe les artistes professionnels du Jura, Jura bernois et Bienne, pour créer "Aux Arts!". Cette nouvelle association, fondée en décembre 2021 et présidée par François Lachat, utilisera une partie de l’ancienne usine que son propriétaire veut entièrement revaloriser.

L’endroit accueillera du 7 au 22 mai la première partie de la Biennale des artistes jurassiens. La deuxième partie se tiendra du 20 août au 4 septembre. L'événement a été dédoublé car la friche est en travaux et l'espace disponible plus petit que d'habitude. En 2020, en pleine pandémie, visarte.jura avait déjà proposé sa Biennale au sein des usines Condor.

>> A écouter aussi: la 18e Biennale de visarte.jura ouvre ses portes dans l'ancienne usine Condor

Rainier Biétry, propriétaire de Condor et François Lachat, président de Visarte Jura (Gaël Klein - RTS). [Gaël Klein - RTS]Gaël Klein - RTS
JU : la 18e Biennale de Visarte ouvre ses portes dans l’ancienne usine Condor / Le 12h30 / 1 min. / le 26 septembre 2020

Un lieu qui a une âme

Cette année, la collaboration s'étoffe avec la création de la nouvelle association "Aux Arts!" qui vise à pérenniser les activités culturelles de cette friche industrielle. De quoi réjouir le propriétaire des lieux: "les peintures et les objets se marient très bien avec des vieilles usines comme Condor. C'est un vrai défi car les grands sites comme cela ne sont pas faciles à revaloriser. Il y a des problèmes dans tous les coins, comme une boîte de Pandore. Chaque fois que l'on découvre quelque chose, ça prend des dimensions énormes mais ça en vaut la peine car cet endroit a une âme, ça plaît aux gens", explique Rainier Biétry.

L'ancien directeur des lieux proposera également aux visiteurs une petite exposition permanente séparée pour montrer sous forme de maquette l'évolution de l'usine Condor dans les dix ans à venir.

Gaël Klein/mh

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