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Rouler grâce à du carburant issu de la transformation de bois en hydrogène

Un projet inédit pour fabriquer de l'hydrogène à partir du bois. [RTS - Gaël Klein]
Rouler grâce à du carburant issu de la transformation de bois en hydrogène / La Matinale / 1 min. / le 9 juin 2021
Un bureau d'ingénieurs neuchâtelois et un groupe jurassien actif dans l'industrie du bois s'associent pour produire de l'hydrogène à partir de bois. A terme, ils veulent fournir du carburant vert à 1500 voitures ou 40 camions par année. Coût de l'investissement initial, 12 millions de francs.

L'hydrogène est un carburant alternatif. Si, pour l'heure, seule l'hydroélectricité est utilisée en Suisse pour en fabriquer, cela pourrait bientôt changer.

Un groupe jurassien actif dans l'industrie du bois et un bureau neuchâtelois d'ingénieurs-conseils en énergie se proposent en effet d'utiliser du bois comme base pour en créer. Une idée révolutionnaire qui permettrait de doubler la production d'hydrogène actuelle.

Récupération de bois usagé

Aujourd'hui, seuls 25 à 30% de ce qui est coupé dans les forêts est valorisé. L'ambition du groupe Corbat à Glovelier (JU) est donc d'utiliser la totalité de la matière première et d'aller plus loin dans les sous-produits, voire même dans la récupération de bois usagé, comme l'explique dans La Matinale Benjamin Corbat, responsable du projet.

"Notre groupe est actif dans la fabrication de traverses de chemin de fer qui, une fois usagées, seraient utilisables pour ce procédé de fabrication d'hydrogène à partir de bois."

En résumé, le bois est chauffé à une température très élevée pour le transformer à l'état gazeux. Ce gaz est ensuite purifié pour récupérer l'hydrogène. En parallèle, le charbon de bois qui en ressort servirait, sous forme de granulé, de fertilisant dans l'agriculture. Tout cela sans consommer d'énergie, ou presque.

"Technologie prometteuse"

"On utilise toute l'énergie du bois, et quasiment que l'énergie du bois. Et en plus, on récupère le carbone du bois", note Lionel Perret, du bureau d'ingénieurs neuchâtelois Planair. "Donc c'est vraiment une technologie qu'on juge très prometteuse dans le cas de la stratégie climatique."

Les promoteurs espèrent déposer le permis de construire cet été et débuter la production fin 2022, pour pouvoir peut-être bientôt fournir une première station-service à hydrogène dans le Jura.

Gaël Klein/fgn

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